Posté le 02.03.2008 par luciomontemayor
Obama devance Hillary Clinton d'une courte tête dans les intentions de vote au Texas, mais les deux prétendants à l'investiture démocrate font jeu égal dans l'Ohio, selon le dernier sondage Reuters/C-Span/Houston Chronicle publié dimanche, à l'avant veille de ces deux primaires potentiellement décisives.
La sénatrice de New York, qui reste sur onze défaites consécutives, doit impérativement inverser la tendance mardi pour préserver ses chances, mais la "dynamique Obama" est venue à bout de la large avance dont elle était créditée il y a deux semaines dans les deux Etats.
Le sénateur de l'Illinois la devance désormais de quatre points (47% contre 43) au Texas, soit deux de plus que la veille.
La progression d'Obama dans les grands centres urbains et auprès de l'électorat masculin, de la communauté noire et des jeunes a compensé l'avantage de l'Ex-First Lady chez les personnes âgées et les hispaniques.
Clinton reste toutefois en tête dans le Sud du Texas, où ces derniers sont les plus nombreux, et dans l'Ouest, plus conservateur, mais Obama lui ravi une part grandissante de l'électorat féminin.
Dans l'Ohio, l'étude d'opinion la crédite d'une avance insignifiante d'un point (47% contre 46). Les deux candidats étaient à égalité dans les intentions de vote de la veille.
Dans le camp républicain, qui se prononce également mardi dans les deux Etats, John McCain reste très largement en tête des intentions de vote.
Le sénateur de l'Arizona, qui a pratiquement course gagnée, pourrait approcher à cette occasion des 1.190 délégués nécessaires pour obtenir l'investiture du Grand Old Party.
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Posté le 01.03.2008 par luciomontemayor
Et c'est vraisemblement normale que mars soit dedie a cet homme qui sera peut etre le nouvel home fort des USA.Un homme plein de charisme et de charme et qui a su ravire une bonne partie de l'electorat democrate.C'est ainsi qu'apres Laurent gbagbo,Sarkozy et Bhutto ce mois de mars sera consacré à 60% a Obama.
Barack Hussein Obama Jr. (né le 4 août 1961 à Honolulu, Hawaii) est une personnalité politique américaine, membre du Parti démocrate et sénateur de l'Illinois au Sénat des États-Unis depuis 2005.
Le 9 février 2007, il a officiellement déclaré sa candidature à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle américaine de 2008[1].
ORIGINE FAMILIALES ENFANCE ET JEUNESSE
Barack Obama est né le 4 août 1961 à Honolulu, Hawaii. « Barack » signifie « béni » en hébreu, en arabe et swahili alors qu'Obama signifie « lance enflammée » en swahili[. Ses parents se sont rencontrés à Hawaii alors qu'ils étaient jeunes étudiants.
Son père, Barack Hussein Obama Sr. (1936-1982) est kenyan. Fils d'un guérisseur de l'ethnie Luo, Barack Hussein Obama Sr. est éduqué dans la religion musulmane mais il est néanmoins sans religion. Jeune cuisinier des colons d'Alego au bord du lac Victoria, il entre à l'école des missionnaires qui lui paieront ses études à Nairobi avant de l'envoyer poursuivre un cursus d'économétrie à l'université d'Hawaii où il fonde l'association des étudiants étrangers et obtient les meilleures notes de sa promotion[4].
Sa mère, Shirley Ann Duham (1942-1995), est descendante de Jefferson Davis, le président des États confédérés d'Amérique. D'origine chrétienne, elle est agnostique. Elle est également d'ascendance cherokee par son père. Originaire du Kansas, fille d'un représentant en meubles, ancien vétéran de l'armée de Patton et d'une employée de banque, qui fut ouvrière des usines d'aéronautique de Wichita en 1941, Shirley Ann Duham est étudiante en anthropologie à l'université d'Hawaii quand elle rencontre Barack Hussein Obama Sr..
Selon les affirmations de Lynne Cheney à la télévision le 17 octobre 2007, Barack Obama aurait aussi une ancêtre commune, – à la 8e génération –, une française, avec le vice-président Dick Cheney. Il a également une ascendance irlandaise, un de ses grand-pères a émigré du comté d'Offaly en Irlande.
Barack Hussein Obama Sr. et Shirley Ann Duham se marient en 1960. Ils divorcent alors que leurs fils Barack Jr., né en 1961, n'a que deux ans. Alors que la New School of New York propose à son père de l'accueillir et de prendre en charge sa famille, celui-ci préfère accepter la proposition de l'Université Harvard et de partir seul. Diplômé en économie, Barack Hussein Obama Sr. repart ensuite au Kenya où il fonde une nouvelle famille. D'abord homme en vue dans le gouvernement kenyan de Jomo Kenyatta, il finit par s'opposer aux projets du président. Limogé, boycotté, il sombre dans la misère et l'alcoolisme avant de se tuer dans un accident de voiture en 1982[5].
Shirley Ann Obama se remarie ensuite avec un étudiant originaire d'Indonésie et la famille emménage à Jakarta où Maya, la demi-sœur de Barack Obama, naîtra. Barack vivra 4 ans, de 1967 à 1971, en Indonésie. Il suit une scolarité difficile, d'abord deux ans dans une école publique musulmane[6] puis deux autres dans un cours catholique et souffre de la mésentente familiale. À l'âge de 10 ans, il est finalement rapatrié, seul, à Honolulu pour vivre chez ses grands-parents maternels, un couple modeste, afin de s'assurer une meilleure scolarité qu'en Indonésie. Plus tard, sa mère, divorcée à nouveau, le rejoindra avec Maya pour vivre dans un minuscule appartement proche de l'école Punahou, la meilleure école privée d'Hawaii, où titulaire d'une bourse, il est scolarisé. La famille ne survit alors qu'à l'aide de bons d'alimentation de l'aide sociale.
Obama racontera cette enfance dans son autobiographie Rêves de mes pères, celle d'une adolescence torturée, enfant à la peau noire dans un monde de blancs, en quête de ce père mythique, économiste brillant mais qui finit sa vie alcoolique et se tue dans un accident de voiture.
ETUDES FAMILLE ET CARRIERE PROFFESSIONNEL
Après le lycée, Barack Obama étudie deux ans au Collège occidental de Californie où il trouve un exutoire à ses études dans les fêtes estudiantines dans lesquelles il éprouve pendant un temps un « dangereux penchant pour la défonce[7] » puis il entre à l'Université Columbia de New York. Il en sort diplômé en science politique et en relations internationales.
Il commence une carrière professionnelle à Chicago comme analyste d'affaires d'une grande compagnie financière. En 1984, il choisit de travailler comme animateur social dans le quartier noir défavorisé de South Side. Il devient adjoint de Jerry Kellman un travailleur social chrétien, membre d'un réseau d'églises progressistes. Jusqu'en 1987, Barack Obama, surnommé « Baby Face » par les pasteurs locaux, arpente South Side pour aider les résidents à s'organiser dans la défense de leurs intérêts, pour obtenir le désamiantage des logements sociaux, l'ouverture de bureaux d'embauche ou pour lutter contre la délinquance des jeunes. C'est durant cette période que Barack Obama, élevé sans religion, se rapproche de l'Église unie du Christ, dirigée dans le quartier par le pasteur Jeremiah Wright et se convertit au christianisme.
Obama quitte Chicago en 1987 pour trois ans afin d'étudier le droit à la faculté de droit de Harvard (Harvard Law School) à Boston dont il sera diplômé magna cum laude. En 1990, il y devient le premier noir rédacteur en chef de la prestigieuse Harvard Law Review, élu face à 18 autres candidats.
À la fin de ses études, au lieu de devenir adjoint au juge Abner Mikva, Barack Obama revient à Chicago pour devenir enseignant en droit constitutionnel à l'Université de Chicago[8] et entrer dans un cabinet juridique spécialisé dans la défense des droits civiques.
En 1992, il épouse Michelle Robinson, juriste originaire de Chicago rencontrée en 1989 dans le cabinet d'avocats où il travaille et où elle est avocate associée. Le couple Obama aura deux filles, Malia Ann (née en 1999) et Natasha (née en 2002). Michelle Robinson-Obama est alors une avocate renommée, figure influente du Parti démocrate local et proche du maire de Chicago, Richard M. Daley. C'est elle qui va propulser la carrière politique de son époux[9] alors qu'il n'a, jusque là, milité activement que pour soutenir la candidature de Bill Clinton à la présidence des États-Unis et celle de Carol Moseley-Braun au Sénat.
DEBUT DE CARRIERE POLITIQUE (1994-2004)
En 1996, Barack Obama est élu au Sénat de l'État de l'Illinois dans la circonscription des banlieues sud de Hyde Park à Chicago, comprenant le quartier de South Side. Il préside la commission de santé publique quand les démocrates reprennent la majorité au Sénat local.
Il soutient les législations en faveur de l'extension de la couverture médicale aux plus démunis, se fait le défenseur de la cause des homosexuels et fait augmenter les fonds destinés à la lutte contre le SIDA. Son mandat est marqué par sa capacité à obtenir, par le biais de compromis, l'assentiment des républicains sur des lois comme celles contre le profilage racial, la surveillance vidéo des interrogatoires de police ou un moratoire sur l'application de la peine de mort dans l'Illinois[10].
En 2000, il tente de se faire désigner aux primaires démocrates pour être candidat à la Chambre des représentants des États-Unis mais il est balayé avec 30 % des voix contre 61 % à Bobby Rush, le titulaire démocrate sortant et ancienne figure historique du Black Panther Party.
CARRIERE NATIONALE (2004-2005)
En juillet 2004, il se fait remarquer en prononçant un des discours clés de la Convention démocrate de Boston désignant John Kerry comme candidat du parti à l'élection présidentielle. Il y fait l'apologie du rêve américain, de l'Amérique généreuse en les reliant à ses origines familiales. Il en appelle à l'unité de tous les Américains et dénonce les « errements » et l'« extrémisme » diviseur de l'administration de George W. Bush.
Le 2 novembre 2004, après avoir balayé quelques mois plus tôt ses adversaires démocrates lors des primaires, Barack Obama est élu au Sénat des États-Unis avec 70 % des voix contre 27 % à son adversaire républicain, l'ancien ambassadeur et chroniqueur politique conservateur afro-américain Alan Keyes. Le score ne fut pas une surprise car pendant plusieurs mois, Barack Obama avait fait une grande partie de sa campagne électorale sans aucun opposant désigné contre lui à la suite du retrait en dernière minute de Jack Ryan, le candidat républicain qui avait lui-même succédé à Blair Hull, le vainqueur des primaires, tous deux étant englués dans des affaires scabreuses avec leurs épouses respectives. Ce n'est que deux mois avant l'élection, que Alan Keyes fut désigné comme candidat républicain en dépit du fait qu'il résidait au Maryland, n'avait aucun lien avec l'Illinois et qu'en 2000, il avait dénoncé le parachutage d'Hillary Rodham Clinton à New York.
Barack Obama succède alors au sénateur républicain sortant Peter Fitzgerald.
En décembre 2004, Barack Obama passe un contrat de 1,9 million de dollars avec une grande maison d'édition pour écrire trois livres dont l'un concernera ses convictions politiques et le second, co-écrit avec son épouse, serait destiné aux enfants.
Barack Obama a prêté serment comme sénateur le 5 janvier 2005 devenant le seul afro-américain à siéger au Sénat, et le cinquième de l'histoire.
POLITIQUE ETRANGERE
Barack Obama se fera aussi remarquer à l'échelle nationale en 2002 lorsqu'il refuse de cautionner les explications des néo-conservateurs au sujet d'une invasion nécessaire de l'Irak. Ce refus lui servira de référence tout au long de sa campagne pour l'investiture des élection présidentielle américaine de 2008 pour contrer ses adversaires.[réf. nécessaire]
Campagne pour l'investiture présidentielle de 2008 [modifier]
Article détaillé : Primaires présidentielles du parti démocrate de 2008.
Barack Obama en campagne électorale en Caroline-du-Sud en août 2007Le 16 janvier 2007, il annonce la création d'un comité exploratoire en vue de lever des fonds pour une candidature à l'élection présidentielle de 2008 ; le 10 février 2007, il déclare sa candidature à l'investiture démocrate[11] et ce, malgré son inexpérience relative et la concurrence dans le camp démocrate d'Hillary Clinton, jusque-là favorite pour les primaires. Le 15 décembre 2007, il a reçu l'appui du prestigieux quotidien national, The Boston Globe[12].
Tout au long de l'année 2007, pendant la campagne aux primaires du démocrate, il a insisté sur le fait qu'il incarnait le changement et qu'il s'opposait à la politique partisane[13]. Sa candidature enthousiasme une partie des électeurs indépendants et des jeunes[13]. Il obtient le ralliement de nombreuses personnalités comme le sénateur John Kerry, les hommes d'affaires Warren Buffett et George Soros, les acteurs George Clooney, Matt Damon, Will Smith, Ben Affleck, les actrices Halle Berry et Scarlett Johansson, la romancière Toni Morrison ou l'animatrice de télévision Oprah Winfrey, personnalité extrêmement influente dans son pays, notamment au sein de la communauté Afro-Américaine[14].
Le 3 janvier 2008, Barack Obama a remporté les élections primaires dans l'État de l'Iowa (les caucus) avec 38 % des suffrages exprimés, loin devant le sénateur John Edwards (30 %) et l'ancienne First Lady Hillary Clinton qui a obtenu 29 %[15]. Il réussit alors à imposer à la campagne des primaires, aussi bien démocrates que républicaines, le thème du « changement » (« Change »). Le 8 janvier, il perd dans le New Hampshire (37%[16]) contre Hillary Clinton (39%[17]) malgré des sondages l'annonçant grand favori avec 10 points d'avance. Son discours de défaite est teinté d'espoir et de remotivation. De cette défaite Barack Obama tire son nouveau slogan : « Yes we can » (« Oui, nous le pouvons »).
Après une polémique avec Hillary Clinton sur les droits civiques et les rôles respectifs de Martin Luther King et du président Lyndon Baines Johnson, il arrive de nouveau deuxième en nombre de voix, derrière Hillary Clinton, lors du caucus du Nevada du 19 janvier (51 % contre 45 %). Néanmoins Barack Obama obtient une majorité de 13 délégués contre 12 pour Hillary Clinton, raison pour laquelle il refuse de concéder sa défaite. Il évoque également des irrégularités dans le vote qu'il impute au camp Clinton, accusant Bill Clinton et sa femme, de déformer les faits à son encontre[18].
Le 27 janvier, sa très large victoire (55 % contre 27 % pour Hillary Clinton) lors des primaires de Caroline-du-Sud[19] relance sa candidature dans la perspective du Super Mardi du 5 février.
Le 28 janvier, il obtient le soutien de Caroline Kennedy[20], ainsi que d'Edward Moore Kennedy et Patrick Kennedy[21].
Lors du Super Tuesday, le 5 février, Barack Obama remporte 13 États, face à 9 pour Hillary Clinton.
Le 2 février, Will.i.am enregistre Yes We Can, une chanson inspirée d'un discours prononcé par Obama, suite à la primaire du New Hampshire de 2008. Mixée avec des images et des extraits du discours, la chanson est interprétée par de nombreuses célébrités (la plupart des musiciens, chanteurs et comédiens états-uniens) à l'appui du sénateur Obama. La chanson a été produite par Will.i.am, le clip a été réalisé par Jesse Dylan, le fils du chanteur Bob Dylan.[22]
Le 9 février, il remporte les États de Washington, du Nebraska et de Louisiane ainsi que les îles Vierges. Le lendemain 10 février, il remporte l'État du Maine. Le 12 février, en remportant les trois élections primaires démocrates en Virginie, au Maryland et dans la capitale fédérale Washington, Barack Obama prend un avantage dans la course aux 2025 délégués nécessaires pour décrocher l'investiture démocrate. Avec 1231 délégués, il devance dorénavant Hillary Clinton (1196 délégués), s'adjugeant au passage la confiance non seulement d'une bonne partie de l'électorat afro-américain mais aussi celui des personnes âgées (53 % contre 47 % à Hillary Clinton) et des femmes (58 %) ; les Blancs demeurent plutôt favorables à Hillary Clinton (48 % contre 51 %)[23].
Le 19 février, il gagne les primaires dans le Wisconsin et à Hawaï, signant là dix victoires consécutives sur Hillary Clinton.
le 22 février 2008 , avec plus de 65% des voix , le sénateur de l'Illinois , Barack Obama a largement remporté la primaire des démocrates expatriés. En France, il dépasse la barre des 70%. Avec cette nouvelle victoire , cela lui fait 11 victoires consécutives et un bon avantage avant les votes des Etats du Texas , de Ohio , du Vermont et de Rhode Island le 4 mars 2008 qui sera un gros morceau pour investiture avec 370 délégues en jeux
Posté le 01.03.2008 par luciomontemayor
Les Russes s'apprêtent selon toute vraisemblance à ratifier le choix du Kremlin en élisant dimanche à la présidence Dmitri Medvedev , qui formera avec Vladimir Poutine un tandem à l'avenir incertain.
La Russie s'étendant sur onze fuseaux horaires, le scrutin commence samedi à 20H00 GMT au Kamtchatka et dans la Tchoukotka, en Extrême-Orient russe, et se termine dimanche à 18H00 GMT dans l'enclave de Kaliningrad, en Europe.
En l'absence de véritable suspense électoral, à en croire les sondages, les analystes se focalisent depuis un certain temps déjà sur l'après-élection et sa principale inconnue, celle de la viabilité du "tandem" Medvedev-Poutine. Le maître du Kremlin "sortant", qui a en personne désigné "son" candidat à la présidentielle, s'est en effet engagé à occuper les fonctions guère prestigieuses en Russie de Premier ministre. Même s'il assure qu'il sera à ce poste "l'exécutif suprême", de quoi brouiller un peu plus les pistes et laisser sceptiques bien des analystes.
Un tel duo "n'a pas d'avenir", "il faut qu'il y ait un seul chef" dans le système institutionnel actuel, explique ainsiAlexandre Konovalov, président de l'Institut russe d'évaluations stratégiques. La question serait donc désormais de savoir lequel des deux hommes prendrait le dessus sur l'autre, la Constitution donnant l'essentiel du pouvoir au président, mais Vladimir Poutine disposant, du moins jusqu'à présent, du soutien des "siloviki", les responsables des services chargés de la sécurité du pays.
Devant tant d'incertitudes, les Russes en sont souvent réduits à consulter sur internet les prédictions de l'astrologue Pavel Globa, une célébrité nationale, pour qui Dmitri Medvedev ne "sera pas une personnalité faible et sous le contrôle" de quiconque. Sous-entendu Vladimir Poutine.
Dans un pareil cas de figure, la continuité politique et économique tant mise en exergue serait-elle préservée, certains dans les médias et les milieux d'affaires s'évertuant à déceler les prémices d'une politique plus libérale au détour de déclarations et de prises de position passées de M. Medvedev ?
Autre inconnue liée à l'actualité immédiate, le lendemain de la présidentielle ne sera-t-il pas marqué par une énième crise avec l'Ukraine, sommée une nouvelle fois de régler sa dette gazière avant lundi ? Faute de quoi le géant russe Gazprom menace de réduire d'un quart ses livraisons de gaz.
Une chose est en tout cas sûre : ces dernières semaines, Dmitri Medvedev a été omniprésent en Russie.
Conséquence, les trois autres hommes en lice, le communiste Guennadi Ziouganov, l'ultranationaliste proche du Kremlin Vladimir Jirinovski et le pro-européen Andreï Bogdanov, condamnés à jouer les figurants, n'obtiendraient respectivement dimanche, au vu des derniers sondages, que 9%-16%, 7%-14% et 1%. Tandis que le premier vice-Premier ministre Medvedev est crédité de 61 à 80% des intentions de vote...
Quant à l'opposition libérale, qui n'a pas pu enregistrer de candidat à la présidentielle, elle devait remettre samedi à la Commission électorale plus de 5.000 signatures de personnalités et de simples citoyens refusant "de participer à cette farce" électorale.
En attendant, peut-être parce que les autorités craignent un taux de participation pas suffisamment élevé afin de pleinement légitimer le choix du troisième président de la Russie post-soviétique, tous les moyens sont bons pour mobiliser la population.
De l'appel télévisé solennel vendredi de Vladimir Poutine à ses compatriotes aux multiples banderoles dans les rues sur fond de drapeau russe, sans oublier les SMS des opérateurs mobiles incitant à se rendre aux urnes...
Posté le 05.02.2008 par luciomontemayor
Je tiens a m'excuser au pres des internautes pour mon absence et surtout a mes fidèles lectrices et lecteurs.En effet coupe d'Afrique des Nations oblige je suis tenu a rester spatché devant le petit ecran pour suivre le perfomance de nos pro et surtotut celle des ELEPHANTS de COTE D'IVOIRE MON PAYS.En effet cette equipe fait peur a tout le monde,meme la france ,l'Argentine ou le bresil;toutes les grandes nations de football,ne pourrait resister a cette equipe tant ele rtegorge des talents or normes.je vous invites donc à la suivre et a la soutenir car c'est sur elle sera au sommet de l'Afrique le soir du 10 fevrier.
Maintenant il faut que je donne mon point de vue sur ce fameux ballon d'or africain.Soyons chers Africains,Kanouté meritait il cette distiction de meilleur joueur Africain devant le 4eme joueur mondial;devant Pirlo s'il vous plait?Soyons honnete envers nous meme Africains.Ayatou tron regne prendra fon surement.Tu veux tou faire pour nous pertuber mais nous t'avons repondu en se dechainant sur lmes pauvres guinéens 5 à 0.Ayatou tu n'honores pas l'Afrique.tu es stupide et idiot.Mais le 10 FEVRIER tu verras.je pries pour qu'on rencontre ton pays le Cameroun et tu verras.Mefies toi de nous les ivoiriens!!!
Posté le 18.01.2008 par luciomontemayor
La CIA tient Al Qaïda et les alliés du chef tribal pakistanais Baitullah Mehsud pour responsables de l'assassinat de Benazir Bhutto, déclare le directeur de l'agence centrale de renseignement, Michael Hayden, dans une interview publiée vendredi dans le Washington Post.
C'est la première fois qu'un responsable américain désigne aussi clairement les responsables présumés de l'assassinat, le 27 décembre, de la chef de file de l'opposition pakistanaise, souligne le Washington Post, qui note par ailleurs que la thèse de la CIA confirme celle avancée par le gouvernement pakistanais.
Selon Hayden, Bhutto a été tuée par des combattants alliés à Mehsud, activiste basé dans le nord-ouest du Pakistan, avec le soutien du réseau d'Al Qaïda. Il n'a toutefois pas révélé au Washington Post les éléments qui avaient permis à la CIA d'aboutir à cette conclusion.
"Cela a été fait par le réseau autour de Baitullah Mehsud. Nous n'avons aucune raison de remettre cela en question", a déclaré Hayden au Post.
Le directeur de l'agence américaine de renseignement estime que l'assassinat de Bhutto "fait partie d'une campagne organisée", incluant des attentats suicides et d'autres attaques contre des dirigeants pakistanais.
Pour Hayden, c'est le même réseau qui est à l'oeuvre derrière la vague de violences qui a menacé la stabilité du gouvernement du président Pervez Musharraf, allié stratégique des Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme.
"Vous avez maintenant ce lien qui a toujours probablement existé de manière latente mais qui est désormais actif: un lien entre Al Qaïda et différents groupes extrémistes et séparatistes", a dit Hayden.
"Il est clair que leur intention est de continuer à essayer de porter atteinte à l'Etat pakistanais tel qu'il existe actuellement", a-t-il ajouté.
Peu après l'assassinat de Bhutto à Rawalpindi, le gouvernement pakistanais a mis en cause l'activiste Baitullah Mehsud. Ce dernier a nié toute implication par l'intermédiaire de son porte-parole.
Posté le 18.01.2008 par luciomontemayor
Six experts britanniques de Scotland Yard ont quitté le Pakistan pour Londres avec des indices collectés au cours de dix jours d'enquête sur l'assassinat fin décembre, dans un attentat suicide, de l'opposante Benazir Bhutto.
Quatre autres enquêteurs de la célèbre unité de la police criminelle britannique resteront encore quelque jours sur place pour épauler les autorités pakistanaises, a précisé un responsable du ministère de l'Intérieur.
"Les détectives de Scotland Yard vont sans cesse faire la navette entre le Pakistan et la Grande-Bretagne jusqu'à ce que l'enquête soit bouclée", a assuré ce fonctionnaire.
Posté le 07.01.2008 par luciomontemayor
GOUVERNEMANT ET OPPOSITION SE QUERELLAIENT SE WEEK END AUTOUR DES CIRCONSTANCES DE LA MORT DE BENAZIR BUTTHO;ASSASSINEE EN FIN DECEMBRE TANDIS QUE SCOTLAND YARD CONTINUE SON ENQUETE SUR PLACE.le point sur cette polemique
La polémique sur les circonstances du décès de Benazir Bhutto a rebondi ce week-end au Pakistan. L’ex-Premier ministre a été tuée le 27 décembre après un meeting à Rawalpindi, près de la capitale pakistanaise. Elle se tenait debout dans sa voiture, sa tête dépassant du toit.
Pas d’autopsie le soir du drame.
Asif Ali Zardari, le veuf de Benazir Bhutto, a refusé toute autopsie le soir du drame et l'ex-chef de file de l'opposition a été inhumée le lendemain, conformément à la tradition musulmane. La polémique sur le meurtre a alors vite enflé. Selon les autorités, elle serait décédée d'une fracture du crâne en heurtant le toit ouvrant, alors qu'elle tentait d'esquiver les balles d'un tireur, avant l'explosion de la bombe du kamikaze. Pour les membres du parti de Benazir Bhutto, elle a été tuée d’une balle dans la tête.
Pour Moucharraf, Benazir Bhutto est "la seule responsable".
Interrogé sur cette possibilité, le président pakistanais Pervez Moucharraf a répondu: "Oui, absolument, oui", lors d’une interview diffusée ce samedi par la chaîne américaine CBS. Il a aussi affirmé que l'ex-Premier ministre était la seule responsable de l'attaque qui lui a coûté la vie. "Pour s'être levée hors de la voiture, je pense qu'elle est la seule responsable. Personne d'autre", estime-t-il dans l’émission "60 minutes".
Pour son parti, il y a eu "complot".
Le Parti du peuple pakistanais (PPP) de Benazir Bhutto a dénoncé les différentes versions des autorités sur les raisons du décès, après cette déclaration du président Moucharraf. "Il y a un cadavre dans le placard du gouvernement et c'est pour cela qu'il change sa position", a accusé un cadre du PPP, Babar Awan. "C'était un complot, un plan mis à exécution".
Qui se trouve derrière l’attaque?
Islamabad accuse des groupes liés à Al-Qaeda qui, de son côté, a nié toute implication. Le clan Bhutto évoque, lui, la piste de hauts responsables proches du pouvoir et des services de renseignement. Ces derniers auraient même pu agir à l'insu du chef de l'Etat, comme Benazir Bhutto l'avait laissé entendre après un précédent attentat, le 18 octobre.
Une enquête indépendante sous les auspices de l’ONU?
Pour le porte-parole du parti de Benazir Bhutto, Farhatullah Babar, "le régime modifie constamment sa position. Cela attise le doute et le soupçon et donne crédit aux exigences du PPP d'une enquête indépendante sous les auspices de l'ONU". Le camp Bhutto réclame une enquête sur le modèle de celle pour l'assassinat de l'ex-Premier ministre libanais Rafiq Hariri en 2005.
Scotland Yard sur place pour enquêter.
Pour tenter de mettre fin à la controverse, Moucharraf a sollicité l'aide de Scotland Yard, dont cinq experts en antiterrorisme enquêtent depuis ce vendredi, sous autorité pakistanaise. Ils ont examiné ce dimanche la voiture, après avoir inspecté les lieux du crime. Mais le PPP juge que cette coopération britannique n'a "pas de sens" puisque "Scotland Yard ne sera pas autorisé à interroger ceux que nous soupçonnons", selon le porte-parole.
De fait, la tâche de Scotland Yard sera difficile tant les fautes de procédures ont été flagrantes. Les services de la voirie ont par exemple nettoyé les lieux du crime à grande eau juste après le meurtre. Mais les enquêteurs britanniques devraient avoir accès à la reconstitution par des chirurgiens du visage du kamikaze et aux images des auteurs présumés de l'attentat, saisies par des vidéastes et photographes.
Posté le 06.01.2008 par luciomontemayor
Le gouvernement et l'opposition au Pakistan se querellaient dimanche autour des causes et des circonstances de la mort de Benazir Bhutto, assassinée fin décembre, tandis que Scotland Yard poursuivait sa difficile enquête sur place.
Le Parti du peuple pakistanais (PPP) de Mme Bhutto a dénoncé les différentes versions des autorités sur les raisons du décès, après que le président Pervez Musharraf eut admis qu'elle avait pu être tuée par une balle tirée par l'homme qui a fait feu avant l'attentat suicide du 27 décembre.
"Il y a un cadavre dans le placard du gouvernement et c'est pour cela qu'il change sa position", a accusé un cadre du PPP, Babar Awan.
"Depuis le premier jour, nous disons qu'elle a été abattue. C'était un complot, un plan mis à exécution, nous n'avons absolument aucun doute là-dessus", a-t-il affirmé.
Car dans un entretien diffusé samedi par la chaîne américaine CBS, le président Musharraf a reconnu que l'ex-Premier ministre avait pu être atteinte d'une balle dans la tête tirée par un inconnu qui a fait feu dans sa direction. Interrogé sur cette éventualité, il a répondu: "Oui, absolument, oui. C'est une possibilité".
Mme Bhutto a été tuée après un meeting à Rawalpindi, près d'Islamabad. Elle se tenait debout dans sa voiture, sa tête dépassant du toit ouvrant.
Jusqu'ici, les autorités affirmaient qu'elle était décédée d'une fracture du crâne en heurtant la poignée du toit, au moment où elle tentait d'esquiver les balles du tireur avant l'explosion de la bombe du kamikaze, qui a fait aussi 20 morts.
Le ministère de l'Intérieur a concédé dimanche qu'il existait plusieurs théories sur l'assassinat. "Quoi que dise le président, il a forcément raison. Les recherches se poursuivent et nous rendrons publiques leurs conclusions", a assuré le porte-parole du ministère, Javed Cheema.
"Le régime modifie constamment sa position. Cela attise le doute et le soupçon et donne crédit aux exigences du PPP d'une enquête indépendante sous les auspices de l'ONU", a accusé le porte-parole du mouvement, Farhatullah Babar.
Le camp Bhutto réclame depuis dix jours une enquête des Nations unies, sur le modèle de celle pour l'assassinat de l'ex-Premier ministre libanais Rafiq Hariri en 2005. C'est pourtant quasiment impossible, car cela nécessiterait l'implication présumée d'un pays tiers.
Et puis, Asif Ali Zardari, le veuf de Mme Bhutto, a refusé toute autopsie le soir du drame et l'ex-chef de file de l'opposition a été inhumée le lendemain, conformément à la tradition musulmane.
La polémique sur le meurtre a alors vite enflé.
Islamabad accuse des groupes liés à Al-Qaïda. Le clan Bhutto évoque, lui, la piste de hauts responsables proches du pouvoir et des services de renseignement. Ces derniers auraient même pu agir à l'insu du chef de l'Etat, comme Mme Bhutto l'avait laissé entendre après que deux kamikazes l'eurent manquée de peu à Karachi, le 18 octobre, tuant 139 personnes.
Pour tenter de mettre fin à la controverse, M. Musharraf a sollicité l'aide de Scotland Yard, dont cinq experts en antiterrorisme enquêtent depuis vendredi, sous autorité pakistanaise. Ils ont examiné dimanche la voiture de Mme Bhutto, après avoir inspecté les lieux du crime.
Mais le PPP juge que cette coopération britannique n'a "pas de sens" puisque "Scotland Yard ne sera pas autorisé à interroger ceux que nous soupçonnons", selon le porte-parole, M. Babar.
C'est oublier la possibilité d'identifier les auteurs de l'attentat --grâce aux prélèvements des restes du ou des corps-- la reconstitution par des chirurgiens du visage du kamikaze et les images des deux auteurs présumés des coups de feu et de l'attentat, saisies par des vidéastes et photographes.
Posté le 05.01.2008 par luciomontemayor
IL EST DE COUTUME DE PRESENTER CETTE RUBRIQUE "L'HOMME POLITIQUE DU MOIS ".MAIS FORCE EST DE RECONNAITRE QUE LE PAYSAGE POITIQUE EST DOMINE PAR DES FEMMES DE FEUX DES FEMMES DE COURAGE ET COMPETENTE.NOUS AVONS PAR EXEMPLE AUX USA CLINTON ET SURTOUT DANS MON PAYS SIMONE GBAGBO LA PREMIRE DAME.MAIS SOUFFREZ QUE CE MOIS DE JANVIER JE NE M'INTERRESSSE EXEPTIONNELLEMENT A CETTE FEMME BENAZIR BUTTHO.UNE FEMME DE SAGESSE DE COURAGE ET DE FORCE.JANVIER SPECIAL BUTTHO.JE VOUS INVITE DONC A PARCOURIR CHAQUE JOUR MON BLOG POUR DES SUJETS PERTINENTS SUR CETTE FEMME SDE CARACTERE.MERCI A VOUS ET J'ATTENDS VOS COMMENTAIRES.Benazir Bhutto (en Ourdou : بینظیر بھٹو - /beːnəziːr bɦʊʈːoː/), née à Karachi le 21 juin 1953 et morte dans un attentat à Rawalpindi le 27 décembre 2007, est une femme politique pakistanaise.
Première femme élue démocratiquement à la tête d'un pays musulman1, elle exerce deux mandats de Premier ministre à la tête du Pakistan de 1988 à 1990 puis de 1993 à 1996, se terminant l'un et l'autre par un ordre de destitution du président de la République (Ghulam Ishaq Khan en 1990 et Farooq Leghari en 1996), sur la base d'accusations de corruption. Afin d'échapper à la justice, elle s'exile à Dubaï et à Londres en 1998.
Ayant obtenu du président Pervez Musharraf une amnistie et un accord de partage du pouvoir après les élections prévues pour janvier 2008, elle rentre au pays le 18 octobre 20072.
Elle est en campagne pour le Parti du peuple du Pakistan, affilié à l'Internationale socialiste3, lorsqu'elle meurt, victime d'un attentat-suicide
Jeunesse et éducation
Benazir Bhutto est née à Karachi le 21 juin 1953 dans une grande famille de politiciens et propriétaires terriens du Sind où la famille Bhutto possède de vastes terres 5. Elle est la fille aînée de l'ancien président de la République, puis Premier ministre Zulfikar Alî Bhutto, pakistanais d'origine sindhi, et de la Bégum Nusrat Ispahani Bhutto, iranienne d'origine kurde 6 ainsi que la sœur de Murtaza Bhutto.
Son éducation commence dans des pensionnats d'anciennes missions catholiques7. Elle fréquente les écoles de la Congrégation de Jésus et Marie à Karachi puis à Murree (Pendjab) et de nouveau à Karachi8 où elle obtient son O-level à l'âge de 15 ans. Elle passe ensuite son A-level à la Karachi Grammar School9.
En 1969, à 16 ans, après ses études secondaires, elle part pour les États-Unis où elle étudie à Radcliffe College, un collège10 de l'université Harvard. Elle obtient un Bachelor of Arts en gouvernement comparé en 1973 avec la mention cum laude 11. Elle est membre de la sorrorité Phi Beta Kappa. Elle poursuit son cursus au Royaume-Uni, au collège Lady Margaret Hall (Oxford), où elle étudie la philosophie, la politique et l'économie en parallèle avec le droit international et la diplomatie9. En décembre 1976, elle devient la première femme originaire d'Asie à être élue présidente de l'Oxford Union12.
Famille
En 1977, une fois diplômée, elle rentre au Pakistan pour entamer une carrière diplomatique. Quelques jours après son retour, son père Zulfikar Ali Bhutto, qui est alors Premier ministre, est démis de ses fonctions après un coup d'État militaire, dirigé par l'ancien chef militaire, le général Muhammad Zia-ul-Haq, qui impose la loi martiale, mais promet de tenir des élections générales dans les trois mois. Mais au lieu de tenir sa promesse, le général Zia fait passer en cour martiale l'ancien Premier ministre pour conspiration dans l'assassinat d'Ahmed Raza Kasuri et celle-ci le condamne à mort. En dépit d'un motif considéré comme douteux et malgré de nombreux appels à la clémence de dirigeants étrangers, Bhutto est pendu le 4 avril 1979. Benazir Bhutto et sa mère sont détenues dans un camp jusqu'en mai 1979 et finalement chassée vers l'exil[réf. nécessaire] au Royaume-Uni en janvier 1984.
En 1985, son frère Shahnawaz Bhutto meurt dans des circonstances suspectes en France. L'assassinat d'un autre de ses frères, Murtaza Bhutto, en 1996, a contribué à déstabiliser son deuxième mandat de Premier ministre. De nombreux proches de Murtaza accusent Benazir d'avoir commandité son assassinat, les deux étant en concurrence et Murtaza voyant sa popularité augmenter.13,14.
Le 18 décembre 1987, elle épouse à Karachi, Asif Ali Zardari dont elle aura trois enfants Bilawal, né en 1988, Bakhtawar et Aseefa, nées en 1990 et 1993.
Début de carrière politique
Benazir Bhutto en visite à Washington en 1988.
Ayant achevé ses études, elle rentre au Pakistan en 1977, l'année du coup d'État du général Zia. Elle est emprisonnée puis assignée à résidence surveillée en 1979 et finalement chassée vers l'exil[réf. nécessaire] au Royaume-Uni en janvier 1984. Elle devient leader du Parti du peuple pakistanais qu'avait fondé son père et dont sa mère avait repris la direction. Soutenue par cette dernière qui reste co-présidente15, Bénazir Bhutto exercera de façon autoritaire jusqu'à sa mort une fonction de présidente à vie du PPP, au sein duquel aucune élection ne sera organisée16.
Elle revient au pays en 1986 et y est accueillie triomphalement. De nouveau emprisonnée quelques jours après une manifestation interdite contre le général Zia, elle échappe à un attentat en janvier 1987.
Premier ministre
Le 17 août 1988, Zia ul-Haq meurt dans un mystérieux accident d'avion et le 16 novembre 1988, dans le premier scrutin ouvert depuis plus d'une décennie, son parti remporte d'une faible majorité les élections législatives. Elle prête serment en tant que Premier ministre d'un gouvernement de coalition, le 2 décembre, à l'âge de 35 ans et devient la plus jeune personne et la première femme élue démocratiquement à la tête d'un pays musulman1.
En 1989, elle reçoit le Prix pour la liberté de l'Internationale libérale.
Son gouvernement est démis par le président Ghulam Ishaq Khan sous l'accusation de corruption et d'abus de pouvoir en août 1990, elle comparaît devant des tribunaux spéciaux de septembre 1990 à mai 1991 pour abus de pouvoir, malversations et détournement de fonds public, accusations dont elle sera innocentée en 1994. Son époux, Asif Alî Zadari, est maintenu en détention de 1990 à 1993, puis est acquitté, mais le parti de Bhutto perd les élections de 1990.
En 1993, cependant, elle devient à nouveau Première ministre. Elle agit maintenant en politicienne plus chevronnée, fait des alliances, y compris avec des militaires, ce qui lui permet de traiter certains des problèmes de façon plus efficace que lors de son premier mandat, mais elle doit faire face à la montée du fondamentalisme musulman. En 1994, elle s'allie pourtant aux islamistes du Jamiat Ulema-e-lslami (JUI), qui dirige la plupart des madrassas où seront formés les futurs talibans. En 1996 son frère Murtaza est tué dans une fusillade avec la police à Karachi. Elle accuse le président Farooq Leghari d'être impliqué dans sa mort et ce dernier la chasse du pouvoir au milieu d'allégations de disfonctionnements. De nombreux proches de Murtaza accusent Benazir d'avoir commandité son assassinat, les deux étant en concurrence et Murtaza voyant sa popularité augmenter. En novembre 1996, son parti perd à nouveau les élections au profit de la Ligue musulmane.
Politique afghane
Lors de son arrivée au pouvoir en 1993, elle confie la politique afghane à son ministre de l'intérieur, le général Nasrullah Babar. En novembre 1994, les Talibans libèrent un convoi pakistanais qui traversait l'Afghanistan pour se rendre au Turkménistan, révélant l'existence d'une alliance stratégique entre les Talibans et le Pakistan, ce dernier souhaitant avoir à sa frontière un Afghanistan stable pour pouvoir développer ses relations avec les anciennes républiques soviétiques d'Asie centrale17. Les talibans prennent Kaboul en septembre 1996. Des documents déclassifiés datés du 22 octobre 1996 ont montré que les services secrets américains disposaient d'informations sur des fournitures pakistanaises de nourriture, de carburant et de munitions destinées aux Talibans18.
Exil à l'étranger
Afin d'échapper à la justice, elle s'est exilée à Dubai en 1998. Les poursuites judiciaires restent pour l'essentiel en suspens le temps de son exil et jusqu'à l'amnistie décrétée par Musharraf en octobre 2007.
En 1999, Bhutto et Zadari sont condamnés pour corruption ; Bhutto, en exil en Angleterre et aux Émirats arabes unis, conteste ce jugement. En 2002, ne s'étant pas présentée au procès en appel, elle est condamnée à ne plus pouvoir pénétrer sur le territoire pakistanais. De plus, le président pakistanais Pervez Musharraf fait voter cette même année un amendement à la constitution interdisant de faire plus de deux mandats de Premier ministre, ce qui lui interdit tout retour au pouvoir. Cette décision est largement considérée comme une attaque directe contre les anciens Premiers ministres Bhutto et Nawaz Sharif.[précision nécessaire]
Le 5 août 2003, elle devient membre du Minhaj ul Quran International, une organisation d'obédience soufie fondée par le professeur Muhammad Tahir-ul-Qadri.
Elle voyage beaucoup et participe à de nombreuses conférences dans plusieurs pays.
Le 27 janvier 2007, elle est invitée par les États-Unis à prendre la parole devant le président George W. Bush, le Congrès et les responsables du Département d'État.
Retour d'exil et préparation des élections
Cet article ou cette section doit être recyclé.
Une réorganisation et une clarification du contenu est nécessaire. Discutez des points à améliorer en page de discussion.
Durant l'été 2007, de longues transactions ont lieu avec le président Musharraf, pour un partage du pouvoir.
Le 5 octobre 2007 Musharraf signe l'ordonnance sur la réconciliation nationale, en accordant l'amnistie à Bhutto et Zadari dans toutes les affaires judiciaires à leurs encontres, y compris toutes les charges de corruption. D'autres dirigeants politiques comme l'ancien premier ministre en exil Nawaz Sharif sont exclus de cette amnistie. En retour, Bhutto et son parti, ont convenu de ne pas boycotter l'élection présidentielle. Bhutto est alors fortement critiquée par sa famille politique et certains membres du parti pour avoir signé un accord avec le chef de la junte.[réf. nécessaire] Le 6 octobre 2007 Pervez Musharraf remporte l'élection présidentielle, toutefois, la Cour suprême a statué que le vainqueur ne peut être officiellement proclamé jusqu'à la décision de savoir s'il peut être président tout en restant général de l'Armée.
Après huit années d'exil à Londres, Benazir Bhutto est de retour à Karachi, le 18 octobre 2007 afin de préparer les élections législatives de 2008. En larmes, elle est accueillie par de nombreux sympathisants dès sa descente d'avion à l'aéroport international Jinnah. En route pour un rassemblement dans la capitale, deux explosions se produisent. Elle est la cible d'un attentat-suicide, dont elle sort indemne mais 136 personnes sont tuées dont au moins 50 des gardes de sécurité de son parti et 6 policiers (qui formaient une chaîne humaine autour de son camion pour la protéger d'éventuelles attaques) et de nombreux sympathisants.
Le 3 novembre alors qu'elle est à Dubaï depuis le 1er novembre pour voir ses enfants, elle rentre après que le président Musharraf a décrété l'état d'urgence pour lutter contre l'augmentation des attentats-suicides et l'ingérence de la justice dans le domaine politique. Il annonce également le report des élections législatives prévues pour la mi-janvier. Le 7 novembre, elle appelle à manifester en masse contre l'état d'urgence. 400 de ses partisans sont arrêtés. Le 8 novembre, Pervez Musharraf annonce la tenue des élections législatives avant le 15 février 2008 et promet de démissionner de son poste de chef des armées avant de prêter serment pour son deuxième mandat en tant que chef de l'État. Le 9 novembre, elle est assignée à résidence pour lui éviter de participer au meeting de son parti interdit par l'état d'urgence et par crainte d'attentats-suicides. Malgré l'interdiction, elle réussit à passer deux barrages de police avant d'être stoppée. Dans la nuit son assignation est levée, le lendemain, elle participe à une manifestation organisée par des journalistes. Dans une déclaration, elle lance un appel à une « longue marche » le 13 novembre entre Lahore et la capitale Islamabad pour exiger du pouvoir la fin de l'état d'urgence et le maintien des législatives mi-janvier. Alors qu'elle souhaite rencontrer l'ancien président de la Cour suprême et leader de l'opposition à Musharraf, le juge Iftikhar Muhammad Chaudhry assigné à résidence, elle est bloquée par la police. Le 10 novembre, elle part pour Lahore, d'où elle compte mener une « longue marche » de protestation vers la capitale.
Le 11 novembre, Musharraf annonce la dissolution du Parlement pour le 15 novembre, la tenue d'élections législatives avant le 9 janvier 2008 et l'abandon de son uniforme de général si sa réélection est validée par la cour suprême.
Benazir Bhutto s'exprimant devant ses sympathisants.
Le 12 novembre, elle annonce que les négociations pour un éventuel partage du pouvoir avec Musharraf sont rompues. Elle menace le président de boycotter les législatives s'il ne met pas fin à l'état d'urgence. Elle est à nouveau assignée à résidence dans la nuit du 12 au 13 novembre pour une période de 7 jours dans le but notamment de l'empêcher de participer à une manifestation interdite prévue le 12 novembre et contre son opposition au président. 20 000 policiers sont déployés à Lahore, dont 4 000 aux abords de la maison où elle séjourne. Le 13 novembre, dans une interview, elle demande à la communauté internationale de cesser de soutenir le président Musharraf et réclame sa démission. Elle exclut également de devenir premier ministre tant qu'il sera au pouvoir. Elle propose à son ancien rival et ancien Premier ministre en exil Nawaz Sharif de former ensemble une alliance. Celui-ci s'est dit favorable à cette proposition. 1 500 de ses sympathisants ont été arrêtés alors qu'ils essayaient de mener la « longue marche » prévue.
Le 16 novembre, son assignation est levée quelques heures avant la visite du numéro deux américain des Affaires étrangères John Negroponte. Elle tient une conférence de presse dans laquelle elle affirme que le gouvernement de transition mis en place aujourd'hui avec à sa tête le président du Sénat Mohammedmian Soomro, nouveau Premier ministre et qui est chargé d'organiser, sous l'état d'urgence, les élections législatives et provinciales qui doivent se tenir avant le 9 janvier 2008, n'est pas acceptable.
Le 25 novembre, elle annonce sa candidature dans la circonscription sud de Karachi pour les élections législatives du 8 janvier. Alors qu'elle essaye de fédérer l'ensemble de l'opposition face à Musharraf et contrairement à certains partis qui ont appelé au boycott du scrutin, elle n'a pas encore décidé si elle le boycotterait.
Le 28 novembre, elle accueille favorablement la démission du président Musharraf de la tête de l'Armée mais s'est dite peu pressée de le reconnaître comme un président civil légitime. Le lendemain, Musharraf prête serment pour un second mandat et annonce la levée de l'état d'urgence pour le 16 décembre. Le même jour, Bhutto annonce que son parti participera aux élections législatives et provinciales du 8 janvier mais se réserve le droit de décider plus tard de les boycotter. Le président Musharraf lève l'état d'urgence le 15 décembre, et annonce que les élections prévues le 8 janvier 2008 seront équitables et transparent
Le 27 décembre 2007, Benazir Bhutto se rend à une réunion du Parti du peuple du Pakistan dans un parc public de Rawalpindi, dans la banlieue sud d'Islamabad. En quittant les lieux, elle salue la foule à travers le toit ouvrant de son véhicule blindé lorsqu'un homme présent tire trois coups de feu dans sa direction avant de déclencher la ceinture d'explosifs qu'il porte sur lui, tuant 20 personnes et en blessant plusieurs dizaines d'autres. Elle est transportée au Rawalpindi General Hospital où son décès est déclaré à 18h16. Le lendemain, elle est enterrée, accompagnée de centaines de milliers de personnes, dans sa ville natale de Garhi Khuda Bakhsh aux côtés de son père, dans le mausolée familial19.
Sa mort donne lieu à plusieurs manifestations et à des émeutes dans tout le pays20 ayant fait au moins 32 morts21 et suscite de nombreuses réactions politiques dans le monde entier22.
Un responsable d'Al-Qaida, le chef de guerre Mustafa Abu Al-Yazid, a revendiqué l'attentat et déclaré de Benazir Bhutto qu'« elle était une fidèle de l'Amérique et promettait d'écraser les moudjahidins, et elle a été liquidée »23 mais, le même jour, le chef supposé d'Al-Qaida au Pakistan, Baïtullah Mehsud dément l'avoir faite tuer24.
Cet assassinat perturbe fortement la politique de Washington dans la région, en effet les États-Unis avaient besoin d'avoir une carte à jouer pour remplacer Musharraf qui devient chaque jour plus difficile à soutenir25.
Le 29 décembre, la porte-parole de Benazir Bhutto affirme que l'ancienne Première ministre a été touchée par une balle à la tête, assurant avoir lavé son corps avant l'enterrement26. Mais selon le gouvernement en place, Benazir Bhutto serait morte à la suite d'un choc à la tête contre le levier du toit ouvrant de sa voiture alors qu'elle tentait d'éviter les balles tirées par le kamikaze27. Le gouvernement proposa une exhumation afin d'éclaircir les différentes versions. Le mari de Benazir a refusé une exhumation pour une autopsie28.
Le 31 décembre, on apprend que plusieurs semaines avant sa mort, elle a envoyé au ministre des Affaires étrangères britannique David Miliband, une lettre secrète affirmant que trois proches du président Musharraf cherchaient à l'assassiner. Ces trois personnes sont un personnage clé des services de renseignements, officiellement chargé de sa protection, une personnalité importante de la vie politique du pays et un important gouverneur opposé à elle. 29
Le 1er janvier 2008, le sénateur Latif Khosa, l'un de ses proches collaborateurs annonce que l'ancienne première ministre était sur le point, le jour même de son assassinat, de divulguer la preuve que la commission électorale pakistanaise et l'ISI (services de renseignements) cherchaient à truquer les élections législatives du 8 janvier. Ce dernier a rédigé avec elle un dossier de 160 pages censé dévoiler les truquages en préparation dont l'intimidation, l'utilisation de faux bulletins de vote, bourrage des urnes et falsification des résultats. Elle devait également communiquer ce rapport à deux membres du Congrès américain en visite dans le pays, lors d'un dîner qu'elle devait avoir avec eux le soir-même. 30
Le même jour, la Convention pour le Prix Tipperary lui décerne le Prix pour la Paix Tipperary d'Irlande. Dans un communiqué la convention souligne que « Mme Bhutto a mené tous ses combats grâce au dialogue et au débat. Elle était un exemple pour tous ceux qui ne font pas usage du terrorisme ou qui ne cèdent pas au terrorisme ».
Posté le 05.01.2008 par luciomontemayor
IL EST DE COUTUME DE PRESENTER CETTE RUBRIQUE "L'HOMME POLITIQUE DU MOIS ".MAIS FORCE EST DE RECONNAITRE QUE LE PAYSAGE POITIQUE EST DOMINE PAR DES FEMMES DE FEUX DES FEMMES DE COURAGE ET COMPETENTE.NOUS AVONS PAR EXEMPLE AUX USA CLINTON ET SURTOUT DANS MON PAYS SIMONE GBAGBO LA PREMIRE DAME.MAIS SOUFFREZ QUE CE MOIS DE JANVIER JE NE M'INTERRESSSE EXEPTIONNELLEMENT A CETTE FEMME BENAZIR BUTTHO.UNE FEMME DE SAGESSE DE COURAGE ET DE FORCE.JANVIER SPECIAL BUTTHO.JE VOUS INVITE DONC A PARCOURIR CHAQUE JOUR MON BLOG POUR DES SUJETS PERTINENTS SUR CETTE FEMME SDE CARACTERE.MERCI A VOUS ET J'ATTENDS VOS COMMENTAIRES.Benazir Bhutto (en Ourdou : بینظیر بھٹو - /beːnəziːr bɦʊʈːoː/), née à Karachi le 21 juin 1953 et morte dans un attentat à Rawalpindi le 27 décembre 2007, est une femme politique pakistanaise.
Première femme élue démocratiquement à la tête d'un pays musulman1, elle exerce deux mandats de Premier ministre à la tête du Pakistan de 1988 à 1990 puis de 1993 à 1996, se terminant l'un et l'autre par un ordre de destitution du président de la République (Ghulam Ishaq Khan en 1990 et Farooq Leghari en 1996), sur la base d'accusations de corruption. Afin d'échapper à la justice, elle s'exile à Dubaï et à Londres en 1998.
Ayant obtenu du président Pervez Musharraf une amnistie et un accord de partage du pouvoir après les élections prévues pour janvier 2008, elle rentre au pays le 18 octobre 20072.
Elle est en campagne pour le Parti du peuple du Pakistan, affilié à l'Internationale socialiste3, lorsqu'elle meurt, victime d'un attentat-suicide
Jeunesse et éducation
Benazir Bhutto est née à Karachi le 21 juin 1953 dans une grande famille de politiciens et propriétaires terriens du Sind où la famille Bhutto possède de vastes terres 5. Elle est la fille aînée de l'ancien président de la République, puis Premier ministre Zulfikar Alî Bhutto, pakistanais d'origine sindhi, et de la Bégum Nusrat Ispahani Bhutto, iranienne d'origine kurde 6 ainsi que la sœur de Murtaza Bhutto.
Son éducation commence dans des pensionnats d'anciennes missions catholiques7. Elle fréquente les écoles de la Congrégation de Jésus et Marie à Karachi puis à Murree (Pendjab) et de nouveau à Karachi8 où elle obtient son O-level à l'âge de 15 ans. Elle passe ensuite son A-level à la Karachi Grammar School9.
En 1969, à 16 ans, après ses études secondaires, elle part pour les États-Unis où elle étudie à Radcliffe College, un collège10 de l'université Harvard. Elle obtient un Bachelor of Arts en gouvernement comparé en 1973 avec la mention cum laude 11. Elle est membre de la sorrorité Phi Beta Kappa. Elle poursuit son cursus au Royaume-Uni, au collège Lady Margaret Hall (Oxford), où elle étudie la philosophie, la politique et l'économie en parallèle avec le droit international et la diplomatie9. En décembre 1976, elle devient la première femme originaire d'Asie à être élue présidente de l'Oxford Union12.
Famille
En 1977, une fois diplômée, elle rentre au Pakistan pour entamer une carrière diplomatique. Quelques jours après son retour, son père Zulfikar Ali Bhutto, qui est alors Premier ministre, est démis de ses fonctions après un coup d'État militaire, dirigé par l'ancien chef militaire, le général Muhammad Zia-ul-Haq, qui impose la loi martiale, mais promet de tenir des élections générales dans les trois mois. Mais au lieu de tenir sa promesse, le général Zia fait passer en cour martiale l'ancien Premier ministre pour conspiration dans l'assassinat d'Ahmed Raza Kasuri et celle-ci le condamne à mort. En dépit d'un motif considéré comme douteux et malgré de nombreux appels à la clémence de dirigeants étrangers, Bhutto est pendu le 4 avril 1979. Benazir Bhutto et sa mère sont détenues dans un camp jusqu'en mai 1979 et finalement chassée vers l'exil[réf. nécessaire] au Royaume-Uni en janvier 1984.
En 1985, son frère Shahnawaz Bhutto meurt dans des circonstances suspectes en France. L'assassinat d'un autre de ses frères, Murtaza Bhutto, en 1996, a contribué à déstabiliser son deuxième mandat de Premier ministre. De nombreux proches de Murtaza accusent Benazir d'avoir commandité son assassinat, les deux étant en concurrence et Murtaza voyant sa popularité augmenter.13,14.
Le 18 décembre 1987, elle épouse à Karachi, Asif Ali Zardari dont elle aura trois enfants Bilawal, né en 1988, Bakhtawar et Aseefa, nées en 1990 et 1993.
Début de carrière politique
Benazir Bhutto en visite à Washington en 1988.
Ayant achevé ses études, elle rentre au Pakistan en 1977, l'année du coup d'État du général Zia. Elle est emprisonnée puis assignée à résidence surveillée en 1979 et finalement chassée vers l'exil[réf. nécessaire] au Royaume-Uni en janvier 1984. Elle devient leader du Parti du peuple pakistanais qu'avait fondé son père et dont sa mère avait repris la direction. Soutenue par cette dernière qui reste co-présidente15, Bénazir Bhutto exercera de façon autoritaire jusqu'à sa mort une fonction de présidente à vie du PPP, au sein duquel aucune élection ne sera organisée16.
Elle revient au pays en 1986 et y est accueillie triomphalement. De nouveau emprisonnée quelques jours après une manifestation interdite contre le général Zia, elle échappe à un attentat en janvier 1987.
Premier ministre
Le 17 août 1988, Zia ul-Haq meurt dans un mystérieux accident d'avion et le 16 novembre 1988, dans le premier scrutin ouvert depuis plus d'une décennie, son parti remporte d'une faible majorité les élections législatives. Elle prête serment en tant que Premier ministre d'un gouvernement de coalition, le 2 décembre, à l'âge de 35 ans et devient la plus jeune personne et la première femme élue démocratiquement à la tête d'un pays musulman1.
En 1989, elle reçoit le Prix pour la liberté de l'Internationale libérale.
Son gouvernement est démis par le président Ghulam Ishaq Khan sous l'accusation de corruption et d'abus de pouvoir en août 1990, elle comparaît devant des tribunaux spéciaux de septembre 1990 à mai 1991 pour abus de pouvoir, malversations et détournement de fonds public, accusations dont elle sera innocentée en 1994. Son époux, Asif Alî Zadari, est maintenu en détention de 1990 à 1993, puis est acquitté, mais le parti de Bhutto perd les élections de 1990.
En 1993, cependant, elle devient à nouveau Première ministre. Elle agit maintenant en politicienne plus chevronnée, fait des alliances, y compris avec des militaires, ce qui lui permet de traiter certains des problèmes de façon plus efficace que lors de son premier mandat, mais elle doit faire face à la montée du fondamentalisme musulman. En 1994, elle s'allie pourtant aux islamistes du Jamiat Ulema-e-lslami (JUI), qui dirige la plupart des madrassas où seront formés les futurs talibans. En 1996 son frère Murtaza est tué dans une fusillade avec la police à Karachi. Elle accuse le président Farooq Leghari d'être impliqué dans sa mort et ce dernier la chasse du pouvoir au milieu d'allégations de disfonctionnements. De nombreux proches de Murtaza accusent Benazir d'avoir commandité son assassinat, les deux étant en concurrence et Murtaza voyant sa popularité augmenter. En novembre 1996, son parti perd à nouveau les élections au profit de la Ligue musulmane.
Politique afghane
Lors de son arrivée au pouvoir en 1993, elle confie la politique afghane à son ministre de l'intérieur, le général Nasrullah Babar. En novembre 1994, les Talibans libèrent un convoi pakistanais qui traversait l'Afghanistan pour se rendre au Turkménistan, révélant l'existence d'une alliance stratégique entre les Talibans et le Pakistan, ce dernier souhaitant avoir à sa frontière un Afghanistan stable pour pouvoir développer ses relations avec les anciennes républiques soviétiques d'Asie centrale17. Les talibans prennent Kaboul en septembre 1996. Des documents déclassifiés datés du 22 octobre 1996 ont montré que les services secrets américains disposaient d'informations sur des fournitures pakistanaises de nourriture, de carburant et de munitions destinées aux Talibans18.
Exil à l'étranger
Afin d'échapper à la justice, elle s'est exilée à Dubai en 1998. Les poursuites judiciaires restent pour l'essentiel en suspens le temps de son exil et jusqu'à l'amnistie décrétée par Musharraf en octobre 2007.
En 1999, Bhutto et Zadari sont condamnés pour corruption ; Bhutto, en exil en Angleterre et aux Émirats arabes unis, conteste ce jugement. En 2002, ne s'étant pas présentée au procès en appel, elle est condamnée à ne plus pouvoir pénétrer sur le territoire pakistanais. De plus, le président pakistanais Pervez Musharraf fait voter cette même année un amendement à la constitution interdisant de faire plus de deux mandats de Premier ministre, ce qui lui interdit tout retour au pouvoir. Cette décision est largement considérée comme une attaque directe contre les anciens Premiers ministres Bhutto et Nawaz Sharif.[précision nécessaire]
Le 5 août 2003, elle devient membre du Minhaj ul Quran International, une organisation d'obédience soufie fondée par le professeur Muhammad Tahir-ul-Qadri.
Elle voyage beaucoup et participe à de nombreuses conférences dans plusieurs pays.
Le 27 janvier 2007, elle est invitée par les États-Unis à prendre la parole devant le président George W. Bush, le Congrès et les responsables du Département d'État.
Retour d'exil et préparation des élections
Cet article ou cette section doit être recyclé.
Une réorganisation et une clarification du contenu est nécessaire. Discutez des points à améliorer en page de discussion.
Durant l'été 2007, de longues transactions ont lieu avec le président Musharraf, pour un partage du pouvoir.
Le 5 octobre 2007 Musharraf signe l'ordonnance sur la réconciliation nationale, en accordant l'amnistie à Bhutto et Zadari dans toutes les affaires judiciaires à leurs encontres, y compris toutes les charges de corruption. D'autres dirigeants politiques comme l'ancien premier ministre en exil Nawaz Sharif sont exclus de cette amnistie. En retour, Bhutto et son parti, ont convenu de ne pas boycotter l'élection présidentielle. Bhutto est alors fortement critiquée par sa famille politique et certains membres du parti pour avoir signé un accord avec le chef de la junte.[réf. nécessaire] Le 6 octobre 2007 Pervez Musharraf remporte l'élection présidentielle, toutefois, la Cour suprême a statué que le vainqueur ne peut être officiellement proclamé jusqu'à la décision de savoir s'il peut être président tout en restant général de l'Armée.
Après huit années d'exil à Londres, Benazir Bhutto est de retour à Karachi, le 18 octobre 2007 afin de préparer les élections législatives de 2008. En larmes, elle est accueillie par de nombreux sympathisants dès sa descente d'avion à l'aéroport international Jinnah. En route pour un rassemblement dans la capitale, deux explosions se produisent. Elle est la cible d'un attentat-suicide, dont elle sort indemne mais 136 personnes sont tuées dont au moins 50 des gardes de sécurité de son parti et 6 policiers (qui formaient une chaîne humaine autour de son camion pour la protéger d'éventuelles attaques) et de nombreux sympathisants.
Le 3 novembre alors qu'elle est à Dubaï depuis le 1er novembre pour voir ses enfants, elle rentre après que le président Musharraf a décrété l'état d'urgence pour lutter contre l'augmentation des attentats-suicides et l'ingérence de la justice dans le domaine politique. Il annonce également le report des élections législatives prévues pour la mi-janvier. Le 7 novembre, elle appelle à manifester en masse contre l'état d'urgence. 400 de ses partisans sont arrêtés. Le 8 novembre, Pervez Musharraf annonce la tenue des élections législatives avant le 15 février 2008 et promet de démissionner de son poste de chef des armées avant de prêter serment pour son deuxième mandat en tant que chef de l'État. Le 9 novembre, elle est assignée à résidence pour lui éviter de participer au meeting de son parti interdit par l'état d'urgence et par crainte d'attentats-suicides. Malgré l'interdiction, elle réussit à passer deux barrages de police avant d'être stoppée. Dans la nuit son assignation est levée, le lendemain, elle participe à une manifestation organisée par des journalistes. Dans une déclaration, elle lance un appel à une « longue marche » le 13 novembre entre Lahore et la capitale Islamabad pour exiger du pouvoir la fin de l'état d'urgence et le maintien des législatives mi-janvier. Alors qu'elle souhaite rencontrer l'ancien président de la Cour suprême et leader de l'opposition à Musharraf, le juge Iftikhar Muhammad Chaudhry assigné à résidence, elle est bloquée par la police. Le 10 novembre, elle part pour Lahore, d'où elle compte mener une « longue marche » de protestation vers la capitale.
Le 11 novembre, Musharraf annonce la dissolution du Parlement pour le 15 novembre, la tenue d'élections législatives avant le 9 janvier 2008 et l'abandon de son uniforme de général si sa réélection est validée par la cour suprême.
Benazir Bhutto s'exprimant devant ses sympathisants.
Le 12 novembre, elle annonce que les négociations pour un éventuel partage du pouvoir avec Musharraf sont rompues. Elle menace le président de boycotter les législatives s'il ne met pas fin à l'état d'urgence. Elle est à nouveau assignée à résidence dans la nuit du 12 au 13 novembre pour une période de 7 jours dans le but notamment de l'empêcher de participer à une manifestation interdite prévue le 12 novembre et contre son opposition au président. 20 000 policiers sont déployés à Lahore, dont 4 000 aux abords de la maison où elle séjourne. Le 13 novembre, dans une interview, elle demande à la communauté internationale de cesser de soutenir le président Musharraf et réclame sa démission. Elle exclut également de devenir premier ministre tant qu'il sera au pouvoir. Elle propose à son ancien rival et ancien Premier ministre en exil Nawaz Sharif de former ensemble une alliance. Celui-ci s'est dit favorable à cette proposition. 1 500 de ses sympathisants ont été arrêtés alors qu'ils essayaient de mener la « longue marche » prévue.
Le 16 novembre, son assignation est levée quelques heures avant la visite du numéro deux américain des Affaires étrangères John Negroponte. Elle tient une conférence de presse dans laquelle elle affirme que le gouvernement de transition mis en place aujourd'hui avec à sa tête le président du Sénat Mohammedmian Soomro, nouveau Premier ministre et qui est chargé d'organiser, sous l'état d'urgence, les élections législatives et provinciales qui doivent se tenir avant le 9 janvier 2008, n'est pas acceptable.
Le 25 novembre, elle annonce sa candidature dans la circonscription sud de Karachi pour les élections législatives du 8 janvier. Alors qu'elle essaye de fédérer l'ensemble de l'opposition face à Musharraf et contrairement à certains partis qui ont appelé au boycott du scrutin, elle n'a pas encore décidé si elle le boycotterait.
Le 28 novembre, elle accueille favorablement la démission du président Musharraf de la tête de l'Armée mais s'est dite peu pressée de le reconnaître comme un président civil légitime. Le lendemain, Musharraf prête serment pour un second mandat et annonce la levée de l'état d'urgence pour le 16 décembre. Le même jour, Bhutto annonce que son parti participera aux élections législatives et provinciales du 8 janvier mais se réserve le droit de décider plus tard de les boycotter. Le président Musharraf lève l'état d'urgence le 15 décembre, et annonce que les élections prévues le 8 janvier 2008 seront équitables et transparent
Le 27 décembre 2007, Benazir Bhutto se rend à une réunion du Parti du peuple du Pakistan dans un parc public de Rawalpindi, dans la banlieue sud d'Islamabad. En quittant les lieux, elle salue la foule à travers le toit ouvrant de son véhicule blindé lorsqu'un homme présent tire trois coups de feu dans sa direction avant de déclencher la ceinture d'explosifs qu'il porte sur lui, tuant 20 personnes et en blessant plusieurs dizaines d'autres. Elle est transportée au Rawalpindi General Hospital où son décès est déclaré à 18h16. Le lendemain, elle est enterrée, accompagnée de centaines de milliers de personnes, dans sa ville natale de Garhi Khuda Bakhsh aux côtés de son père, dans le mausolée familial19.
Sa mort donne lieu à plusieurs manifestations et à des émeutes dans tout le pays20 ayant fait au moins 32 morts21 et suscite de nombreuses réactions politiques dans le monde entier22.
Un responsable d'Al-Qaida, le chef de guerre Mustafa Abu Al-Yazid, a revendiqué l'attentat et déclaré de Benazir Bhutto qu'« elle était une fidèle de l'Amérique et promettait d'écraser les moudjahidins, et elle a été liquidée »23 mais, le même jour, le chef supposé d'Al-Qaida au Pakistan, Baïtullah Mehsud dément l'avoir faite tuer24.
Cet assassinat perturbe fortement la politique de Washington dans la région, en effet les États-Unis avaient besoin d'avoir une carte à jouer pour remplacer Musharraf qui devient chaque jour plus difficile à soutenir25.
Le 29 décembre, la porte-parole de Benazir Bhutto affirme que l'ancienne Première ministre a été touchée par une balle à la tête, assurant avoir lavé son corps avant l'enterrement26. Mais selon le gouvernement en place, Benazir Bhutto serait morte à la suite d'un choc à la tête contre le levier du toit ouvrant de sa voiture alors qu'elle tentait d'éviter les balles tirées par le kamikaze27. Le gouvernement proposa une exhumation afin d'éclaircir les différentes versions. Le mari de Benazir a refusé une exhumation pour une autopsie28.
Le 31 décembre, on apprend que plusieurs semaines avant sa mort, elle a envoyé au ministre des Affaires étrangères britannique David Miliband, une lettre secrète affirmant que trois proches du président Musharraf cherchaient à l'assassiner. Ces trois personnes sont un personnage clé des services de renseignements, officiellement chargé de sa protection, une personnalité importante de la vie politique du pays et un important gouverneur opposé à elle. 29
Le 1er janvier 2008, le sénateur Latif Khosa, l'un de ses proches collaborateurs annonce que l'ancienne première ministre était sur le point, le jour même de son assassinat, de divulguer la preuve que la commission électorale pakistanaise et l'ISI (services de renseignements) cherchaient à truquer les élections législatives du 8 janvier. Ce dernier a rédigé avec elle un dossier de 160 pages censé dévoiler les truquages en préparation dont l'intimidation, l'utilisation de faux bulletins de vote, bourrage des urnes et falsification des résultats. Elle devait également communiquer ce rapport à deux membres du Congrès américain en visite dans le pays, lors d'un dîner qu'elle devait avoir avec eux le soir-même. 30
Le même jour, la Convention pour le Prix Tipperary lui décerne le Prix pour la Paix Tipperary d'Irlande. Dans un communiqué la convention souligne que « Mme Bhutto a mené tous ses combats grâce au dialogue et au débat. Elle était un exemple pour tous ceux qui ne font pas usage du terrorisme ou qui ne cèdent pas au terrorisme ».