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luciomontemayor
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BENAZIR BUTHO ASSASSINEE

Posté le 27.12.2007 par luciomontemayor
L'ex-Premier ministre pakistanais est morte de ses blessures après l'attentat suicide commis dans l'un de ses meetings.
Elle était en pleine campagne pour les législatives, prévue le 8 janvier.
A deux semaines des législatives, Benazir Bhutto, l'ancien Premier ministre pakistanais, 54 ans, est morte jeudi après-midi dans un attentat suicide commis à la sortie de l'un de ses meetings à Rawalpindi, près d'Islamabad.

Alors qu'elle quittait les lieux à bord de sa voiture, elle a été touchée d'une balle à la tête tirée par un kamikaze qui s'est ensuite fait exploser avec sa bombe. Grièvement blessée, Benazi Bhutto est ensuite décédée peu après à l'hôpital. "Elle est morte en martyre", a déclaré Rehman Malik, un responsable de sa formation, le Parti du peuple pakistanais (PPP). Au total, une quinzaine de spectateurs ont également été tués dans l'attentat.

"Etat d'alerte"

Deux heures après l'annonce de l'attentat, le président pakistanais, Pervez Musharraf, a organisé une réunion d'urgence. Il a appelé "à la paix" dans le pays et demandé à ses concitoyens de rester calmes pour "que les desseins diaboliques des terroristes soient mis en échec".

Malgré tout, face aux manifestations qui ont lieu après l'attentat dans tout le pays (cliquez ici pour lire notre article), les forces de sécurité -troupes paramilitaires et police- ont été placées en "état d'alerte".

Premier attentat le 18 octobre

Le 18 octobre dernier, deux kamikazes avaient tué plus de 130 personnes dans un gigantesque défilé de sympathisants qui célébraient, à Karachi, la grande ville du sud, le retour de Benazir Bhutto après huit années d'exil. Celle-ci avait échappé aux kamikazes parce qu'elle se trouvait à l'intérieur d'un camion blindé en tête du défilé. Depuis, elle avait accusé à plusieurs reprises des "hauts responsables" proches du pouvoir et des membres des services de renseignements d'être à l'origine de cette attaque, sans jamais le prouver.




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L'HOMME POLITIQUE DU MOIS 2 : NICOLAS SARKOZY

Posté le 05.12.2007 par luciomontemayor
Nicolas Sarkozy, né le 28 janvier 1955 à Paris (17e arrondissement), est un homme d'État français, président de la République française depuis le 16 mai 2007.


Biographie

A l'Université Paris-Dauphine devant 1 000 étudiants, le 21 avril 2005
Au meeting de France.9 (Paris), le 3 décembre 2005
Origines familiales
Nicolas Sarkozy, de son nom complet Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa[1, souvent dit « Sarko » par ses partisans comme ses adversaires, est le fils d'un immigré hongrois naturalisé français : Pál Sárközy de Nagybocsa (en hongrois nagybócsai Sárközy Pál) né à Budapest le 5 mai 1928, dans une famille de la petite noblesse hongroise anoblie le 10 septembre 1628 par l'Empereur Ferdinand II, roi de Bohême et de Hongrie. Son ancêtre, un paysan qui s'est battu contre les Turcs, n'a pas reçu de réel titre de noblesse mais le droit de faire suivre son nom par celui de son village d'origine et l'usage d'un blason. La famille possédait des terres et un petit château dans le village d'Alattyán (près de Szolnok), à 92 km à l'est de Budapest. Le père et le grand-père de Pál Sárközy avaient des fonctions électives à la mairie de Szolnok (dont celle d'adjoint au maire pour le grand-père). À l'arrivée de l'Armée rouge en 1944, la famille est expropriée et s'exile. Après de nombreuses péripéties à travers l'Autriche et l'Allemagne, Pál Sárközy rencontre un recruteur de la Légion étrangère à Baden-Baden. Il s'engage pour cinq ans et fait ses classes en Algérie à Sidi-Bel-Abbès. Il est cependant déclaré inapte au départ pour l'Indochine, puis démobilisé à Marseille en 1948. Il francise alors son nom en Paul Sarközy de Nagy-Bocsa. Devenu publicitaire, il rencontre en 1949 Andrée Mallah, alors étudiante en droit, qu'il épouse. Cette dernière est la fille de Bénédict Mallah, chirurgien du 17e arrondissement de Paris, issu d'une famille de Juifs séfarades chassée d'Espagne puis installée à Salonique à partir du XVIIe siècle[6], marié à Adèle Bouvier, infirmière catholique née dans une famille savoyarde devenue française en 1860.

Nicolas Sarkozy naît en 1955 dans le 17e arrondissement de Paris. Il a deux frères : Guillaume, né en 1951, futur chef d'entreprise dans le textile (vice-président du MEDEF entre 2000 et 2006) et François, né en 1957, qui devient pédiatre puis chercheur en biologie. Lorsque Paul Sarkozy quitte le domicile conjugal en 1959 et divorce, sa femme reprend ses études pour élever ses enfants. Elle devient avocate au barreau de Nanterre ; elle plaide dans l'affaire Villarceaux. Paul Sarkozy se remarie trois fois. De son deuxième mariage, il a deux autres enfants : Caroline et Pierre-Olivier, banquier à New York.


Parcours universitaire
Ancien élève du Cours Saint-Louissitué rue de Monceau à Paris, Nicolas Sarkozy obtient un baccalauréat B en 1973. Sa famille s’installe à Neuilly.

Étudiant à l’Université Paris X Nanterre, il y obtient une maîtrise de droit privé en 1978 et effectue son service militaire. Il entre ensuite à Sciences Po dont il n'est pas diplômé en raison de notes éliminatoires en anglais[8]. Il obtient en février 1980 un DEA en sciences politiques avec un mémoire sur le référendum du 27 avril 1969.

En 1981, après avoir envisagé le journalisme, il obtient le Certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA), suivant ainsi les traces de sa mère.

Il devient alors le collaborateur de l'avocat Guy Danet, puis l'un des trois associés du cabinet d'avocats parisien « Leibovici - Claude - Sarkozy », un cabinet qui compte onze avocats spécialisés dans le droit immobilier. Cependant, l'exercice de la profession d'avocat étant incompatible avec toute autre activité, il renonce à l'exercer pendant ses périodes d'activité gouvernementale.


Famille
Le 23 septembre 1982, Nicolas Sarkozy épouse Marie-Dominique Culioli, fille d’un pharmacien corse de Vico, dont il a deux fils, Pierre (né en 1985) et Jean (né en 1987). Son témoin de mariage est Charles Pasqua.

En 1984, il rencontre Cécilia Ciganer-Albéniz, lorsqu’en qualité de maire de Neuilly, il la marie à l’animateur de télévision Jacques Martin. Elle quitte ce dernier pour Nicolas Sarkozy en 1989 : elle obtient le divorce et l'épouse en octobre 1996. Ils ont pour témoins Martin Bouygues et Bernard Arnault. Leur fils, Louis, naît en 1997.

Le 18 octobre 2007 ils annoncent, dans un communiqué officiel de l'Élysée, leur « séparation par consentement mutuel »avant d'officialiser leur divorce par consentement mutuel.


Carrière politique

Formation
Il adhère à l’Union des démocrates pour la République (UDR) en 1974 où il rencontre Charles Pasqua et milite pour l’élection de Jacques Chaban-Delmas. En 1975, il devient le délégué départemental des jeunes des Hauts-de-Seine. En 1976, il adhère au Rassemblement pour la République (RPR) nouvellement créé, sous le parrainage de Charles Pasqua à propos duquel il déclare en 1983 « tout le monde sait que je suis son double ». Il devient responsable de la section de Neuilly en 1976, secrétaire de la circonscription Neuilly-Puteaux en 1977, et est élu conseiller municipal de Neuilly en 1977.

Il est président du comité de soutien des jeunes à la candidature de Jacques Chirac en 1980.

En 1983, il devient maire de Neuilly-sur-Seine à 28 ans, succédant à Achille Peretti, décédé subitement. Chargé d'organiser la primaire au sein de la droite pour la succession d'Achille Peretti, il prend de court le prétendant en titre, Charles Pasqua, alors hospitalisé pour l’opération d’une hernie. Il est chargé de mission de mars 1987 à mai 1988 pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au sein du ministère de l'Intérieur. Il devient député à 34 ans et ministre du Budget à 38 ans.


Le gouvernement Balladur et le ministère du Budget (1993-1995)
Lors de la large victoire de la droite aux élections législatives de mars 1993, Nicolas Sarkozy est réélu député de Neuilly au premier tour avec 64,9 % des voix, puis nommé ministre du Budget dans le gouvernement Édouard Balladur. En tant que porte-parole du gouvernement il commence à se faire connaître du grand public.


L'affaire Human Bomb
En mai 1993, lors de l’affaire de la maternelle de Neuilly, ville dont il est maire, Nicolas Sarkozy négocie directement avec Éric Schmitt, alias « Human Bomb », un informaticien dépressif. Ce dernier, cagoulé et armé d'un pistolet et d'une charge d'explosifs, retient en otage 21 enfants dans une classe de maternelle. Il est finalement abattu par le RAID.


Le soutien à Édouard Balladur, la « traversée du désert » et le retour en grâce
En 1995, il soutient Édouard Balladur contre Jacques Chirac pour l'élection présidentielle. Il abandonne son poste de porte-parole du gouvernement pour devenir porte-parole et directeur de campagne du candidat Balladur. Celui-ci est longtemps favori des sondages mais se retrouve finalement éliminé dès le premier tour, avec seulement 18,6 % des suffrages. Le 5 mai, lors du dernier meeting de Jacques Chirac avant le second tour, Nicolas Sarkozy est sifflé et hué. À la suite de la victoire du président du RPR, il n'obtient aucun poste ministériel dans le gouvernement Juppé. Au cours d'un bref passage à une réunion nationale du RPR, le 15 octobre 1995, il est à nouveau conspué. C'est le début d'une « traversée du désert » qui durera jusqu'en 1997.

En 1997, la victoire législative de la gauche favorise son retour en grâce, grâce à Dominique de Villepin. Avec Philippe Seguin comme président, il exerce de 1997 à 1999 la fonction de secrétaire général du RPR.


Les élections européennes de 1999
D'avril à octobre 1999, Nicolas Sarkozy devient président par intérim du RPR, succédant à Philippe Seguin, qui en avait démissionné brutalement. Il conduit conjointement avec Alain Madelin la liste RPR-DL aux élections européennes de 1999 et devient tête de liste après le départ de Philippe Seguin. Ces élections sont marquées par une sévère défaite : la liste arrive en troisième position avec seulement 12,82 % des suffrages (en comparaison, la liste d'union RPR-UDF qui avait été conduite par Dominique Baudis en 1994 était arrivée en première place avec 25,58 %), et obtient un résultat inférieur à la liste menée par Charles Pasqua et Philippe de Villiers (13,05 %). Il confiera alors à ce dernier : « Tu as de la chance, Philippe, toi tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid. Je ne m’intéresse qu’à l’avenir... »[16].

Démissionnant de la présidence par intérim du RPR le 14 juin 1999, il renonce alors à toute responsabilité au sein du parti et se retire de la politique nationale. Il assiste tout de même, en 2001, au 25e anniversaire de la création du RPR. Pendant cette période, il rejoint le cabinet d'avocats où il exerce et publie en 2001 un livre, Libre.


La XIIe législature (2002-2007)
La XIIe législature est une période d'ascension pour Nicolas Sarkozy, tant politique - gouvernementale et de parti - que médiatique et populaire. Il est réélu député de Puteaux et de Neuilly-sur-Seine, à l'occasion des élections législatives de 2002. Il est le député de droite le mieux élu, avec 68,78 % des voix. Après le 21 avril 2002, il devient la cible privilégiée des critiques de l'opposition.


Gouvernements Raffarin

Jean-Pierre Raffarin et Nicolas Sarkozy, dans le RER A (transports Parisiens), le 13 mai 2002.
Ministre de l'Intérieur (2002-2004)
Article détaillé : Liste des ministres français de l'Intérieur.
En 2002, il soutient la réélection de Jacques Chirac. Celui-ci lui préfère Jean-Pierre Raffarin comme Premier ministre et le nomme ministre de l'Intérieur. Il impose un style « musclé » et fait de la sécurité sa priorité, déclarant vouloir s'affirmer par l'action.

Il organise avec Gilles de Robien, ministre des Transports, une politique plus répressive sur les excès de vitesse destinée à renforcer la sécurité routière. Cette politique dont l'aspect le plus emblématique sera la multiplication des radars automatiques sur les routes contribue à une baisse notable du nombre d'accidentés.

Il soutient la mise en place du Conseil français du culte musulman (CFCM) initiée en 1999 par Jean-Pierre Chevènement et intervient sur les dossiers de l'éducation et des retraites.

Article détaillé : Loi pour la sécurité intérieure.
Par la loi sur la sécurité intérieure du 18 mars 2003[17], complétée par la Loi Perben[18], le fichage ADN, instauré en 1998 et limité à l'origine aux délinquants sexuels, a été étendu à toute personne soupçonnée d'un quelconque délit (sauf délit d'initié ou financier), et laissé au libre choix des policiers et des gendarmes, sans que les preuves de culpabilité ne soient obligatoirement établies[19]. Cette loi a notamment permis le fichage génétique de faucheurs d'OGM, d'étudiants anti-CPE[20]. Les personnes refusant de se laisser ficher risquent jusqu'à 15 000 euros d'amende et un an de prison.

Malgré sa connaissance du tissu social corse grâce à ses liens familiaux[9], sa politique dans l'île est marquée par le rejet de la proposition de réorganisation administrative pour laquelle Nicolas Sarkozy s'était engagé, suite au référendum local en date du 6 juillet 2003. Yvan Colonna, recherché dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du préfet Claude Érignac, est arrêté après une cavale de quatre ans, l'avant-veille de ce référendum. Il est à noter que les familles Colonna et Culioli-Sarkozy ont été et sont toujours amenées à se côtoyer[9].

Il se donne pour objectif de mener une lutte vigoureuse contre la recrudescence d'actes antisémites en France. Son action contre l'antisémitisme est saluée par le Centre Simon-Wiesenthal qui lui décerne son Prix de la Tolérance en 2003 et le consistoire central de France, l'institution administrant le culte israélite en France, saluera « l'extrême sévérité » dont a fait montre Nicolas Sarkozy dans la répression des actes antisémites[21].


Ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie (mars-novembre 2004)
Article détaillé : Liste des ministres français des Finances.
Action
Il est nommé ministre d'État, de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, dans le troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin en mars 2004, poste qu'il occupe pendant neuf mois. Il axe dans un premier temps sa politique sur la réduction du déficit[22] ; il annonce en 2005 le respect par la France du pacte de stabilité, avec un déficit de 2,9 % du PIB.

Au niveau industriel, il fait passer la participation de l'État de 50,4 à 41 % du capital de France Télécom en septembre 2004, conclut le changement de statut d’EDF et GDF, et annonce la privatisation partielle du groupe Areva. Dans le secteur privé, il fait intervenir l’État pour empêcher le dépôt de bilan du groupe Alstom et favorise la fusion Sanofi / Aventis face à Novartis. En immisçant l'État français dans le marché aux dépens d'intérêts allemands (participations dans Aventis et approches de Siemens pour Alstom), il irrite les dirigeants allemands[23]. Il dénonce également les hausses de prix dans la grande distribution ou les banques, et signe des accords avec les professionnels concernés. Ces accords ont cependant été contestés lors de leur signature par les syndicats[24], puisque selon eux, ils ont eu pour conséquence la réduction de postes administratifs et d’encadrement avec la suppression éventuelle de nombreux postes entre 2005 et 2007.

Nicolas Sarkozy ayant déclaré son intention de présenter sa candidature à l’élection présidentielle de 2007 et laissé entendre qu’il briguerait la présidence de l’UMP suite au départ d’Alain Juppé, Jacques Chirac, dans son entretien télévisé du 14 juillet 2004, le met en demeure de choisir entre ce dernier poste et le ministère. À une question à ce propos, le président français lance « Je décide, il exécute » qui est mal perçu par les proches de Nicolas Sarkozy. Lors du Congrès du 28 novembre 2004, il est élu président de l’UMP par les militants avec 85,1 % des voix. Le lendemain, il présente sa démission à Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin. Il est remplacé par Hervé Gaymard.

Bilan
Réduction selon le ministre de 2 % en moyenne du prix des articles vendus en grandes surfaces. Selon l'observatoire professionnel ECR-IRI, les prix ont baissé effectivement de 1,76 % de juin à novembre 2004, « reflétant visiblement l'accord de baisse de 2 % des prix des grandes marques conclu en juin »[25].
Exonération temporaire des donations jusqu’à 20 000 euros à chaque enfant et petit-enfant pour relancer la croissance (mesure du 10 juin 2004 au 31 mai 2005). Cette mesure a été finalement prolongée et amplifiée jusqu'au 31 décembre 2005[26].
Engagement à ne pas privatiser EDF-GDF : « Il n’y aura donc pas de privatisation d’EDF ni de GDF [...] Voilà la réalité des choses, la réalité incontournable. »[27]. Un an plus tard, le ministre de l'Économie du gouvernement Dominique de Villepin (dans lequel il est ministre de l'Intérieur), cherche à céder des parts de GDF en vue de sa fusion avec Suez, et Nicolas Sarkozy, en tant que chef de file de l'UMP ne donne pas d'instruction contraire à ses parlementaires.
Vente d'une partie des réserves d'or de la banque de France, ainsi que de possessions immobilières.

Gouvernement Villepin, ministre de l’Intérieur (2005-2007)

Rencontre avec des membres des forces de police en compagnie de Jean-Pierre Raffarin, le 13 mai 2002 (copyright David Mendiboure - Service photo de Matignon)Le 31 mai 2005, deux jours après le résultat négatif du référendum portant sur le Traité constitutionnel européen, le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin démissionne. Nicolas Sarkozy est nommé ministre d'État, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, « numéro deux du gouvernement ». Il cumule ainsi poste ministériel et présidence de l’UMP, alors que ce cumul avait été jugé impossible par le chef de l’État, lors de son interview du 14 juillet 2004. Il conserve également la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine.

Affaire Nelly Crémel
Au cours de l’affaire Nelly Crémel — une jeune femme assassinée par deux repris de justice tout juste libérés — Nicolas Sarkozy demande que le juge de remise des peines responsable de leur sortie de prison soit sanctionné, ce qui lui vaut un rappel à l’ordre du Premier ministre et les reproches du Syndicat de la magistrature, invoquant la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la Justice.

Immeubles insalubres ou dangereux
À la suite de plusieurs incendies survenus dans des immeubles insalubres, qui causèrent la mort de nombreuses personnes dont des enfants, Nicolas Sarkozy demande que les immeubles insalubres ou dangereux, voués à la destruction, soient évacués. Quelques associations, dont l’association Droit au logement, voient dans cette mesure un prétexte à l’expulsion sans relogement des locataires et des squatteurs. En août 2006, à Cachan, le plus important squat de France est évacué par la police. Les occupants sont finalement presque tous relogés[28].

Scientologie
Dans son livre La République, les religions, l’espérance, Nicolas Sarkozy parle de la reconnaissance des « nouveaux mouvements spirituels » et, après avoir rencontré, le 30 août 2005, l’acteur et scientologue Tom Cruise, il affirme ne pas avoir d'opinion arrêtée sur la scientologie. Pourtant, dans son livre[29], Nicolas Sarkozy avait parlé de la scientologie comme d’une secte :

« Si on voulait essayer de trouver une définition de la religion par rapport aux sectes, je pense que l’un des critères les plus pertinents serait celui de la pérennité historique, car on doit convenir que l’authenticité du message spirituel est en quelque sorte légitimée par sa pérennité au travers des générations […] Les témoins de Jéhovah, ce n’est pas tout à fait de la même nature en termes de pérennité séculaire, les raëliens encore moins, la scientologie pas davantage. »


Affaire des termes « Kärcher » et « racaille »
Le 20 juin 2005, alors qu'il effectue une visite dans une cité de La Courneuve, au lendemain de l'homicide d'un enfant de onze ans victime de balles perdues, il déclare : « Les voyous vont disparaître, je mettrai les effectifs qu'il faut, mais on nettoiera la Cité des 4000 »[30]. Une dizaine de jours plus tard, toujours à La Courneuve, il renchérit : « Le terme « nettoyer au Kärcher » est le terme qui s'impose, parce qu'il faut nettoyer cela »[31]. Les mots « nettoyer » et « Kärcher » font aussitôt l'objet d'une vive polémique, à l'origine de la rupture avec le ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances, Azouz Begag[32].

En septembre 2005, Nicolas Sarkozy incite les préfets à la fermeté contre tous ceux qui mettent en cause la sécurité des « Français », en premier lieu les gens du voyage, les jeunes des banlieues, les immigrés illégaux[33].

Le 26 octobre 2005, à 22 heures, au cours d'une visite d'un quartier dit défavorisé d'Argenteuil, la situation est assez tendue : le ministre est insulté par des jeunes du quartier et est l'objet de jets de pierres sur son passage. Les journaux télévisés diffuseront à de nombreuses reprises les images du ministre déclarant, en s'adressant à un interlocuteur invisible à l'écran : « Vous en avez assez, hein, vous avez assez de cette bande de racailles ? Eh bien on va vous en débarrasser »[34]. L'usage du mot « racaille » par le ministre suscita une importante polémique dans la presse, créant l'hostilité des groupes de jeunes issus des quartiers sensibles.
L'Humanité soupçonne le ministre d'avoir délibérément employé cette expression pour occuper l'espace médiatique[35] et Le Monde fait part de l'inquiétude des jeunes des quartiers sensibles[36]. Le 6 novembre, les journalistes d'Arrêt sur images précisent que la fameuse phrase était adressée en réponse à une habitante demandant à Nicolas Sarkozy, depuis son balcon, de « débarrasser le quartier de cette racaille »[37]. La présentatrice Françoise Laborde explique comment s'est opéré le traitement médiatique de cette affaire : il y avait d'une part la tentation pour la télévision d'aller au sensationnel et, d'autre part, un possible parti-pris de certains journalistes contre Nicolas Sarkozy.

Les émeutes de 2005 dans les banlieues françaises
En octobre 2005, après la mort dans un transformateur EDF de deux adolescents qui fuyaient la police[38], des émeutes éclatent en banlieue parisienne et en province.

Nicolas Sarkozy prône la « tolérance zéro » et annonce que les immigrés illégaux qui ont participé aux émeutes seront expulsés du territoire. Alors qu'une partie de la gauche réclame la démission du ministre et que certains médias entament une campagne contre lui, un sondage annonce qu'une majorité de Français lui est favorable[39].

Au terme de ces émeutes, sur les 2 734 personnes placées en garde à vue, 597 personnes ont été incarcérées et une a été expulsée[réf. nécessaire]. Outre la dureté des affrontements et les dégâts considérables — évalués à plusieurs dizaines de millions d’euros — qu'engendrèrent les émeutiers par la destruction d'écoles, de bibliothèques et d'entreprises ou par l'incendie de véhicules automobiles, on dénombra un mort et une blessée grave.

Selon Nicolas Sarkozy, les émeutes sont le fait de « bandes organisées », de « véritables mafias ». Un rapport des Renseignements généraux rendu public suggère, quant à lui, une « révolte populaire des cités » spontanée, due à la condition sociale des émeutiers et non à leur origine ethnique ou géographique, ajoutant que réduire ces événements « à de simples violences urbaines serait une erreur d'analyse »[40].

Deux ans après les faits, les affirmations[41] de Nicolas Sarkozy et de Dominique de Villepin sur les circonstances du drame initial n'ont pas été confirmées et les parents des deux jeunes morts dans le transformateur EDF attendent le résultat de l'enquête concernant deux policiers [42]

Polémique sur la baisse de la délinquance
Julien Dray, spécialiste des questions de sécurité au Parti socialiste, déclare à propos de Nicolas Sarkozy que « son bilan sur la sécurité est mitigé ». Il nuance et critique les résultats, rappelant que, s’il existe une baisse générale des crimes et délits entre 2002 et 2005, ceux-ci ont augmenté dans les quartiers sensibles. Le 10 janvier 2007, l'Express [43] détaille les chiffres officiels de la délinquance en distinguant les atteintes aux biens et les violences aux personnes et affirme que, sur la période 2001-2006, les premières ont baissé de plus de 17 %, alors que les secondes ont augmenté de près de 20 % en moyenne nationale.

Contrat première embauche
En janvier 2006, Dominique de Villepin annonce la mise en place d'un Contrat première embauche destiné à réduire le chômage des jeunes. Au terme des protestations qui survinrent après les vacances scolaires et universitaires de février, Nicolas Sarkozy prend ses distances avec ce projet. L'UMP précise alors que « les propositions présentées par Dominique de Villepin ont été élaborées à la suite de plusieurs entretiens avec Nicolas Sarkozy » et que « ce contrat est issu d’une proposition de la Convention thématique de l’UMP » qui s'appuie sur les réflexions développées par des proches de Nicolas Sarkozy pour la réforme des contrats de travail.

Durant la crise qui a opposé le gouvernement et les syndicats d'étudiants et de travailleurs, Nicolas Sarkozy tiendra uniquement son rôle de ministre de l'Intérieur et s'exprimera peu sur la loi sur l'égalité des chances. Certains députés de l'UMP prendront position au sein de l'Assemblée nationale afin d'inciter le gouvernement à discuter avec les syndicats et à mettre fin à une crise devenue nationale.

Le 31 mars 2006, Jacques Chirac annonce l'aménagement du CPE, et confie la conception de la nouvelle loi aux parlementaires de l'UMP. Le 10 avril 2006, il annonce le « remplacement » du CPE par des mesures plus ciblées sur les jeunes non diplômés. Les différents sondages montrent que Nicolas Sarkozy semble peu affecté en termes de popularité par la crise, contrairement aux deux chefs de l'exécutif[44]), mais le Parti socialiste cherche à l'impliquer en parlant du trio « Chirac-Villepin-Sarkozy[45] », alors que Sarkozy joue la solidarité avec le Premier ministre, saluant l'« attitude respectable[46] » de Dominique de Villepin. Selon Le Monde, ses relations avec le président ressortent bien meilleures de cette crise[47].

Loi relative à l'immigration et à l'intégration
Cette loi, engagée par Nicolas Sarkozy en 2006, propose une évolution significative du droit de l’immigration en France. Elle se présente comme l’instrument de la mise en œuvre d’une « immigration choisie au lieu d’une immigration subie ». Elle se concentre sur deux points :

- Durcissement des conditions de régularisation des sans-papiers et du regroupement familial. La Ligue des droits de l'Homme et le RESF, qui luttent depuis 2004 contre l’expulsion de France d’enfants mineurs scolarisés ayant des parents « sans-papiers », qualifient ces mesures de « régression sécuritaire » et Nicolas Sarkozy de « ministre de la Chasse aux enfants ». Début juin 2006, le ministre donne des directives pour que des familles de ce type soient régularisées. D’après le RESF, 80 % des personnes visées ne sont pas concernées par ces nouvelles directives. Au cours de l'été, Nicolas Sarkozy annonce 6 000 régularisations, soit un cinquième des demandes. Parmi les réactions, Jack Lang déplore qu’il ne s’agisse pas d’une régularisation massive, comme dans d’autres pays européens, tandis que Philippe de Villiers exprime son refus des régularisations et son souhait d’expulser tous les immigrés illégaux. Le ministre annonce des régularisations limitées en nombre et étudiées au cas par cas.
- Retour à une politique officielle d'immigration de travailleurs dans plusieurs secteurs de l’économie (BTP, restauration, travail saisonnier, vente, informatique, etc.). Plusieurs dirigeants africains s'élèvent contre cette proposition, dont le président sénégalais Abdoulaye Wade, qui estime qu’il s’agit d’un « pillage des élites ». Nicolas Sarkozy se rend au Sénégal et au Mali pour tenter d’expliquer sa loi, mais il est chahuté et accusé de racisme[48]. Finalement en septembre 2006, il signe avec Abdoulaye Wade un accord sur une politique d’immigration concertée[49].

Affaire des mosquées de Roissy
Après la sortie du livre Les Mosquées de Roissy de Philippe de Villiers, livre qui traite du péril islamiste qui pèserait sur l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle, Nicolas Sarkozy indique qu’il y aurait 122 individus « plus ou moins » suspects travaillant à Roissy sur 83 000 habilitations délivrées et annonce qu'ils feront l’objet de procédures d’abrogation d’habilitation[50].

Le 21 octobre 2006, le ministre justifie l’abrogation de 43 habilitations au motif que ces personnes auraient des « pratiques radicales » et qu’il préférait risquer « un contentieux devant un tribunal plutôt qu’un drame »[51]. Quatre bagagistes, dont les habilitations ont été retirées par le préfet, effectuent un recours devant le tribunal administratif de Bobigny et demandent à considérer que le retrait de cette habilitation est discriminatoire, car fondé sur leur pratique de la religion musulmane ou leurs idées politiques.

Alors que la CFDT porte plainte auprès du procureur de la République de Bobigny pour discrimination, la CFTC d’Air France annonce la grève et dénonce un « durcissement » dans l’attribution des badges aéroportuaires[52]. Le MRAP dénonce les « ravages de la stigmatisation »[53] et décide de poursuivre le préfet pour discrimination en raison des origines ethniques [54].

L’administration, de son côté, souligne l’existence de cas inquiétants, comme celui d’un bagagiste français qui aurait passé trois années au Yémen, où il aurait séjourné dans un camp d’entraînement militaire tenu par des islamistes[55].

À l’issue des premières procédures devant les tribunaux, quatre employés sur une petite dizaine de requérants ont obtenu gain de cause et ont pu récupérer leur badge[56].

Loi sur la prévention de la délinquance
Nicolas Sarkozy a initié, dès 2006, un projet de loi sur la prévention de la délinquance. Parmi les points-clés de ce projet, il a insisté pour que soient détectés, dès le plus jeune âge, d'éventuels troubles du comportement. La loi a été votée et validée par le Conseil constitutionnel, mis à part deux articles qui prévoyaient la responsabilisation des magistrats instructeurs.

Contrôle des activités sur Internet
Nicolas Sarkozy tient aussi à durcir et à réprimer fortement les activités de délinquance sur Internet, en particulier la diffusion de scènes de violence, visant le happy slapping, avec un emprisonnement pouvant aller jusqu’à cinq ans. Pour ce faire, il prône la rétention par les FAI de toutes les données de connexion pendant 1 an. La Ligue ODEBI, organisation indépendante de défense des libertés numériques[57]dénonce le fait que la diffusion d'images de violences policières devienne ainsi condamnable, entraînement jusqu'à 5 ans d'emprisonnement lorsque les images sont diffusées par de simples citoyens.

Bilan
Le 8 juin 2006, lors d’une conférence de presse, Nicolas Sarkozy présente un bilan de son action au ministère de l’Intérieur depuis son arrivée en 2002. Dans ce bilan, il présente des chiffres issus d’études de l’Observatoire national de la délinquance (OND)[58] réalisées depuis 1998. Ces chiffres lui permettent de comparer la période où il est (mais aussi partiellement Dominique de Villepin) ministre de l’Intérieur, aux années de législature socialiste. Les chiffres de l’insécurité qu’il présente sont globalement en baisse (en moyenne de 3 %[réf. nécessaire]) sur la période 2002-2005, à l’exception des violences aux personnes, en nette hausse (9 % selon le Ministère de la Justice). Cette tendance se serait poursuivie en 2006 (délinquance globalement en baisse mais hausse des violences aux personnes)[59]. Le taux d’élucidation présente une amélioration en passant de 26,3 % en 2002 à 31,8 % selon l’INSEE[60], bien que la méthode de calcul de ce taux ait été discutée[61].Le Canard enchaîné attribue la baisse de la délinquance à la forte baisse des vols de téléphones portables[62], responsables à eux seuls de 40 % des infractions.

En réaction à ce bilan, qui n’intègre pas le nombre de voitures brûlées et les dégradations volontaires commises lors des émeutes de fin 2005, le Parti socialiste invoque la forte augmentation des violences faites aux personnes[63]durant le ministère de Nicolas Sarkozy et établit des liens entre cette augmentation et les décisions du ministre, qu’il avait critiquées[64]. Il affirme aussi que la notation des fonctionnaires de police, qui dépend désormais du nombre d’infractions constatées[65], introduit un biais à la baisse des statistiques collectées, dont l’exactitude devient contestable, et souligne à cet égard que la comptabilisation des violences aux personnes, en hausse, est précisément obligatoire. En réaction à ce même bilan, Alain Bauer, président de l’observatoire national de la délinquance, précise que l’indicateur de la violence continue d’augmenter inexorablement chaque année quelle que soit la législature au pouvoir.

En matière de sécurité routière, la politique de contrôle et de répression qu’il a mise en place aurait permis de réduire le nombre de tués de 7 242 en 2002 à 4 703 en 2006, soit une baisse de 35 % en l’espace de quatre ans[66]. On observe cependant en 2007 une remontée des chiffres (+ 6 % de tués, + 10 % de blessés entre 2006 et 2007, sur les trois premiers mois, selon certains experts cette parenthèse serait due au relâchement des automobilistes qui espéraient une amnistie).

En matière d’immigration, l’immigration légale continue de se développer, mais à un rythme moins soutenu, en raison de la baisse du nombre de titres de séjour délivrés : - 2,57 % en 2005 par rapport à 2004. Cette baisse du nombre de titres délivrés est la première depuis 10 ans. En parallèle, les expulsions d’immigrés clandestins ont doublé entre 2000 et 2005, passant de 10 000 à 20 000[67].

Après que Nicolas Sarkozy a exprimé son souhait de démissionner du ministère de l'Intérieur pour s'investir à temps plein dans la campagne pour l'élection présidentielle de 2007[68], c'est le 19 mars 2007 que Jacques Chirac annonce la date de démission du ministre de l'Intérieur : Nicolas Sarkozy quitte ses fonctions le 26 mars, laissant la place à François Baroin.

SARKO DEVANT LES ETUDIANTS DE CONSTANTINE

Posté le 05.12.2007 par luciomontemayor
Le président français Nicolas Sarkozy est arrivé mercredi à Constantine où il achève sa visite d'Etat de trois jours en Algérie par un discours devant les étudiants, à l'Université Mohamed Mentouri.


Il devrait détailler son projet d'Union méditerranéenne et parler de formation et d'avenir pour les jeunes.

Le chef de l'Etat français a été accueilli à l'aéroport de Constantine par son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika. M. Sarkozy est en visite d'Etat en Algérie depuis lundi. IDe Constantine il doit regagner la France en milieu d'après-midi.

"Constantine est le bon endroit pour évoquer le métissage et les problèmes de la jeunesse", soulignait mardi soir un membre de la délégation française devant des journalistes. Avant l'indépendance de l'Algérie en 1962, la capitale administrative et culturelle de l'est du pays abritait une forte communauté juive, dont il ne reste pratiquement rien.

Le célèbre chanteur pied-noir Enrico Macias y a vécu jusqu'à l'âge de 21 ans, avant de prendre le chemin de l'exode en 1961. Il souhaitait accompagner M. Sarkozy dans sa visite, pour un pèlerinage dans sa ville natale, mais a dû y renoncer devant la forte opposition à sa venue qui s'est manifestée en Algérie.

C'est aussi de cette ville perchée sur un plateau rocheux limité par des escarpements vertigineux que le général De Gaulle s'adressa par deux fois aux Algériens, en 1943 pour leur annoncer des mesures libérales améliorant leur statut, et en 1958 pour lancer un vaste plan de développement économique et social, le "plan de Constantine, prélude à l'indépendance. M. Sarkozy a déjà dit qu'il voit dans l'Algérie un "partenaire essentiel" de son projet d'Union de la Méditerranée.

"L'Algérie est évidemment un partenaire essentiel dans ce projet. Il s'agit pour les pays riverains du nord et du sud de la Méditerranée de répondre ensemble, dans une véritable logique de partenariat d'égal à égal et non plus dans une simple logique d'aide au développement, aux immenses défis qui se posent à nous, afin de réduire enfin l'écart entre les deux rives", avait-il expliqué dans un entretien à l'agence algérienne APS, la veille de son arrivée à Alger.

L'Algérie est prête à "contribuer à la réalisation du projet d'Union Méditerranéenne", pour autant que la France en "aura précisé les contours et les objectifs ainsi que la place qu'il prendra au côté des organismes qui sont déjà en place", lui a répondu indirectement M. Bouteflika dans le toast prononcé lors de leur déjeuner officiel.

Pour Alger, l'Union de la Méditerranée ne doit se substituer ni au "processus de Barcelone" de coopération méditerranéenne lancé en 1995, notamment au dialogue "5+5" entre pays du sud de l'Europe et du Maghreb, ni au Forum méditerranéen. M. Sarkozy doit à nouveau évoquer les questions controversées d'histoire et de mémoire devant les étudiants de Constantine mais, selon l'Elysée, il ne présentera pas d'excuses.

"C'est une question d'honnêteté et de lucidité", a commenté un haut responsable de la présidence française. "Quand vous circulez dans Alger, vous voyez bien qu'il n'y a pas que matière à excuses", a-t-il ajouté.

Le ministre algérien de l'Intérieur Yazid Zerhouni avait estimé que la condamnation par M. Sarkozy du système colonial, lundi soir devant les chefs d'entreprises algériens et français, "va dans le bon sens", mais qu'elle n'est pas suffisante.

M. Sarkozy doit aussi parler d'emploi, de formation et d'avenir devant les étudiants de l'université Mentouri. Ils sont guettés par le chômage, malgré leurs diplômes, et beaucoup d'entre eux attendent de la France davantage de visas pour tenter l'aventure dans l'hexagone et en Europe.

SARKO DEVANT LES ETUDIANTS DE CONSTANTINE

Posté le 05.12.2007 par luciomontemayor
Le président français Nicolas Sarkozy est arrivé mercredi à Constantine où il achève sa visite d'Etat de trois jours en Algérie par un discours devant les étudiants, à l'Université Mohamed Mentouri.


Il devrait détailler son projet d'Union méditerranéenne et parler de formation et d'avenir pour les jeunes.

Le chef de l'Etat français a été accueilli à l'aéroport de Constantine par son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika. M. Sarkozy est en visite d'Etat en Algérie depuis lundi. IDe Constantine il doit regagner la France en milieu d'après-midi.

"Constantine est le bon endroit pour évoquer le métissage et les problèmes de la jeunesse", soulignait mardi soir un membre de la délégation française devant des journalistes. Avant l'indépendance de l'Algérie en 1962, la capitale administrative et culturelle de l'est du pays abritait une forte communauté juive, dont il ne reste pratiquement rien.

Le célèbre chanteur pied-noir Enrico Macias y a vécu jusqu'à l'âge de 21 ans, avant de prendre le chemin de l'exode en 1961. Il souhaitait accompagner M. Sarkozy dans sa visite, pour un pèlerinage dans sa ville natale, mais a dû y renoncer devant la forte opposition à sa venue qui s'est manifestée en Algérie.

C'est aussi de cette ville perchée sur un plateau rocheux limité par des escarpements vertigineux que le général De Gaulle s'adressa par deux fois aux Algériens, en 1943 pour leur annoncer des mesures libérales améliorant leur statut, et en 1958 pour lancer un vaste plan de développement économique et social, le "plan de Constantine, prélude à l'indépendance. M. Sarkozy a déjà dit qu'il voit dans l'Algérie un "partenaire essentiel" de son projet d'Union de la Méditerranée.

"L'Algérie est évidemment un partenaire essentiel dans ce projet. Il s'agit pour les pays riverains du nord et du sud de la Méditerranée de répondre ensemble, dans une véritable logique de partenariat d'égal à égal et non plus dans une simple logique d'aide au développement, aux immenses défis qui se posent à nous, afin de réduire enfin l'écart entre les deux rives", avait-il expliqué dans un entretien à l'agence algérienne APS, la veille de son arrivée à Alger.

L'Algérie est prête à "contribuer à la réalisation du projet d'Union Méditerranéenne", pour autant que la France en "aura précisé les contours et les objectifs ainsi que la place qu'il prendra au côté des organismes qui sont déjà en place", lui a répondu indirectement M. Bouteflika dans le toast prononcé lors de leur déjeuner officiel.

Pour Alger, l'Union de la Méditerranée ne doit se substituer ni au "processus de Barcelone" de coopération méditerranéenne lancé en 1995, notamment au dialogue "5+5" entre pays du sud de l'Europe et du Maghreb, ni au Forum méditerranéen. M. Sarkozy doit à nouveau évoquer les questions controversées d'histoire et de mémoire devant les étudiants de Constantine mais, selon l'Elysée, il ne présentera pas d'excuses.

"C'est une question d'honnêteté et de lucidité", a commenté un haut responsable de la présidence française. "Quand vous circulez dans Alger, vous voyez bien qu'il n'y a pas que matière à excuses", a-t-il ajouté.

Le ministre algérien de l'Intérieur Yazid Zerhouni avait estimé que la condamnation par M. Sarkozy du système colonial, lundi soir devant les chefs d'entreprises algériens et français, "va dans le bon sens", mais qu'elle n'est pas suffisante.

M. Sarkozy doit aussi parler d'emploi, de formation et d'avenir devant les étudiants de l'université Mentouri. Ils sont guettés par le chômage, malgré leurs diplômes, et beaucoup d'entre eux attendent de la France davantage de visas pour tenter l'aventure dans l'hexagone et en Europe.

SARKO DEVANT LES ETUDIANTS DE CONSTANTINE

Posté le 05.12.2007 par luciomontemayor
Le président français Nicolas Sarkozy est arrivé mercredi à Constantine où il achève sa visite d'Etat de trois jours en Algérie par un discours devant les étudiants, à l'Université Mohamed Mentouri.


Il devrait détailler son projet d'Union méditerranéenne et parler de formation et d'avenir pour les jeunes.

Le chef de l'Etat français a été accueilli à l'aéroport de Constantine par son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika. M. Sarkozy est en visite d'Etat en Algérie depuis lundi. IDe Constantine il doit regagner la France en milieu d'après-midi.

"Constantine est le bon endroit pour évoquer le métissage et les problèmes de la jeunesse", soulignait mardi soir un membre de la délégation française devant des journalistes. Avant l'indépendance de l'Algérie en 1962, la capitale administrative et culturelle de l'est du pays abritait une forte communauté juive, dont il ne reste pratiquement rien.

Le célèbre chanteur pied-noir Enrico Macias y a vécu jusqu'à l'âge de 21 ans, avant de prendre le chemin de l'exode en 1961. Il souhaitait accompagner M. Sarkozy dans sa visite, pour un pèlerinage dans sa ville natale, mais a dû y renoncer devant la forte opposition à sa venue qui s'est manifestée en Algérie.

C'est aussi de cette ville perchée sur un plateau rocheux limité par des escarpements vertigineux que le général De Gaulle s'adressa par deux fois aux Algériens, en 1943 pour leur annoncer des mesures libérales améliorant leur statut, et en 1958 pour lancer un vaste plan de développement économique et social, le "plan de Constantine, prélude à l'indépendance. M. Sarkozy a déjà dit qu'il voit dans l'Algérie un "partenaire essentiel" de son projet d'Union de la Méditerranée.

"L'Algérie est évidemment un partenaire essentiel dans ce projet. Il s'agit pour les pays riverains du nord et du sud de la Méditerranée de répondre ensemble, dans une véritable logique de partenariat d'égal à égal et non plus dans une simple logique d'aide au développement, aux immenses défis qui se posent à nous, afin de réduire enfin l'écart entre les deux rives", avait-il expliqué dans un entretien à l'agence algérienne APS, la veille de son arrivée à Alger.

L'Algérie est prête à "contribuer à la réalisation du projet d'Union Méditerranéenne", pour autant que la France en "aura précisé les contours et les objectifs ainsi que la place qu'il prendra au côté des organismes qui sont déjà en place", lui a répondu indirectement M. Bouteflika dans le toast prononcé lors de leur déjeuner officiel.

Pour Alger, l'Union de la Méditerranée ne doit se substituer ni au "processus de Barcelone" de coopération méditerranéenne lancé en 1995, notamment au dialogue "5+5" entre pays du sud de l'Europe et du Maghreb, ni au Forum méditerranéen. M. Sarkozy doit à nouveau évoquer les questions controversées d'histoire et de mémoire devant les étudiants de Constantine mais, selon l'Elysée, il ne présentera pas d'excuses.

"C'est une question d'honnêteté et de lucidité", a commenté un haut responsable de la présidence française. "Quand vous circulez dans Alger, vous voyez bien qu'il n'y a pas que matière à excuses", a-t-il ajouté.

Le ministre algérien de l'Intérieur Yazid Zerhouni avait estimé que la condamnation par M. Sarkozy du système colonial, lundi soir devant les chefs d'entreprises algériens et français, "va dans le bon sens", mais qu'elle n'est pas suffisante.

M. Sarkozy doit aussi parler d'emploi, de formation et d'avenir devant les étudiants de l'université Mentouri. Ils sont guettés par le chômage, malgré leurs diplômes, et beaucoup d'entre eux attendent de la France davantage de visas pour tenter l'aventure dans l'hexagone et en Europe.

SOS INGRID BETANCOURT

Posté le 20.11.2007 par luciomontemayor
Reçu à l’Elysée mardi, Hugo Chavez assure que les Farc lui ont promis de donner des nouvelles de la députée franco-colombienne avant 2008.
Une bonne nouvelle enfin ? Selon le président vénézuélien, la famille d’Ingrid Betancourt pourrait obtenir une preuve de vie de l’otage franco-colombienne dans les semaines qui viennent. «Nous avons reçu une lettre de Manuel Marulada. Le chef des Farc s’engage à fournir une preuve de vie avant la fin de l’année, non seulement concernant Ingrid Betancourt mais aussi les autres otages», a révélé Hugo Chavez, à l’issue d’un déjeuner à l’Elysée avec le président Nicolas Sarkozy.

Le chef de l’Etat vénézuélien, médiateur entre le gouvernement colombien et la rébellion, a également réitéré sa certitude que la député franco-colombienne était en vie, malgré l’absence de preuve en ce sens depuis 2003, date de la dernière vidéo montrant Ingrid Bétancourt. «Nous travaillons ardemment dans ce dossier avec beaucoup de passion, avec beaucoup d’amour», a-t-il souligné lors de sa vite mardi à l’Elysée. «La France a des raisons d’avoir confiance non seulement en moi, mais dans tous les acteurs de ce dossier», a insisté le président vénézuélien.

Une assurance qui dissimule mal les faux espoirs créés par sa visite. Dans une interview au Figaro la semaine dernière, il avait affirmé qu’il apporterait de «bonnes nouvelles» à Paris. Las, il n’a apporté jusqu’ici que son intime conviction, se disant «sûr» que l’ex-candidate écologiste était vivante.


Décembre, date butoir des négociations

A sa sortie de l’Elysée, Hugo Chavez a tenu en revanche des propos moins conciliants à l’égard d’Alvaro Uribe, le président colombien, qui lui a donné jusqu’à décembre pour mener à bien sa mission de médiation d’échange entre guérilleros emprisonnés et otages. « L’impatience n’est pas bonne conseillère. En trois mois, nous avons réussi des choses qu’on n’avait jamais réussies en cinq ans», a justifié le chef de l’Etat.

Mélanie Delloye, la fille d’Ingrid Bétancourt a effectivement salué les efforts du président vénézuélien. « La situation est vraiment positive par rapport à ce qu’elle a été au cours des dernières années. Le président Sarkozy et le président Chavez sont tous les deux très investis. Mais nous avons quand même besoin d’une preuve de vie. » a-t-elle affirmé.

L'HOMME POLITIQUE DU MOIS : LAURENT GBAGBO

Posté le 04.11.2007 par luciomontemayor
INNOVATION INNOVATION.MAINTENAT POUR CHAQUE DEBUT DE MOIS JE ME FERAI LE PLAISIR D'EXPOSER SUR UN HOMME POLITIQUE DANS TOUT LE MONDE ENTIER.QUELQUE SOIT SA NATIONALITE,SES AFFINITES.BIEN EVIDEMENT POUR CE MOIS DE NOVEMBRE,POUR CE PREMIER NUMERO JE VOUS PRESENTE MON PRESIDENT,LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE SEM LAURENT GBAGBO.VERITABLE HOMME POLITIQUE.GRAND HOMME!!!



Laurent Koudou Gbagbo (né le 31 mai 1945) est le président de la Côte d'Ivoire depuis 2000.


Il obtient son baccalauréat de philosophie au lycée classique d'Abidjan en 1965, puis une licence d'histoire à l'Université d'Abidjan en 1969. Il devient en 1970 professeur d'histoire au lycée classique Abidjan Cocody. Chercheur à l'Institut d'Histoire, d'Art et d'Archéologie africaine (IHAAA) à partir de 1974, Gbagbo est également titulaire d'une maitrise d'histoire de la Sorbonne. Il soutient en juin 1979 une thèse de doctorat en histoire intitulée Les ressorts socio-économiques de la politique ivoirienne: 1940-1960.

Membre du syndicat national de la recherche et de l'enseignement supérieur (SYNARES), il participe aux mouvements de grève de l'enseignement en 1982, et fonde dans la clandestinité le futur Front populaire ivoirien. Il part en exil pour la France en 1985, afin selon lui de lutter contre la dictature du PDCI, alors parti unique et promouvoir le multipartisme. En France, il se lie d'amitié avec Guy Labertit, membre du PSU, même si ses rapports avec le parti socialiste au pouvoir en France sont difficiles, du fait de son opposition à Houphouët-Boigny.

Gbagbo rentre en Côte d'Ivoire le 13 septembre 1988, Houphouët ayant implicitement accordé son pardon en déclarant que l'arbre ne se fâche pas contre l'oiseau.
Portail politique - Portail national
Gbagbo est un syndicaliste actif dans les années 1970, dont l'enseignement est jugé subversif ; il est emprisonné à Séguéla et à Bouaké de mars 1971 à janvier 1973. Devenu directeur de l'IHAAA en 1980, il se révèle lors des manifestations étudiantes du 9 février 1982, dont il est le principal artisan et qui provoquent la fermeture des universités et des grandes écoles. C'est durant cette année que naît dans la clandestinité le futur Front populaire ivoirien (FPI). Son exil en France est l'occasion de promouvoir le FPI et son programme de gouvernement. Idéologiquement proche du PS, il reste officiellement ignoré du gouvernement socialiste français de l'époque puis de celui de Jacques Chirac. Cependant, il subit des pressions françaises pour retourner dans son pays, Houphouët s'inquiétant de le voir développer un réseau de contacts, et trouvant que « son remuant opposant serait beaucoup moins encombrant à Abidjan qu'à Paris ».[3]

En 1988, il rentre en Côte d'Ivoire, et devient secrétaire général du FPI, lors du congrès constitutif de ce parti les 19 et 20 novembre 1988. Le 28 octobre 1990 a lieu l'élection présidentielle, avec pour la première fois une autre candidature que celle de Félix Houphouët-Boigny, celle de Gbagbo, qui remporte 18,3 % des suffrages, ce qui lui confère le statut de leader de l'opposition. Les élections législatives du 25 novembre 1990 sont les premières sous le signe du multipartisme. Le FPI obtient 9 sièges (sur 175); Gbagbo lui-même est élu dans la circonscription de Ouaragahio, où se trouve sa ville natale. [4]

En mai 1991, puis en février 1992 ont lieu d'importantes manifestations étudiantes. Le 18 février - Alassane Ouattara étant alors premier ministre - Gbagbo est arrêté, et condamné le 6 mars à deux ans de prison [5](libéré en août).


L'après Houphouët
En 1995, Gbagbo appelle au boycott de l'élection présidentielle du 22 octobre, à cause de la réforme du code électoral (8 décembre). Henri Konan Bédié est élu avec 96,44% des suffrages. Lors d'élections législatives partielles le 30 décembre 1996, Gbagbo est réélu dans sa circonscription, le FPI remportant 5 des 8 sièges vacants. Désigné candidat officiel du FPI lors du 3e congrès de ce parti les 9, 10 et 11 juillet 1999, il se présente à l'élection présidentielle du 22 octobre 2000 contre le dirigeant militaire Robert Guéï. Cette élection est marquée par l'élimination par la Cour suprême de plusieurs candidatures -dont celle d'Alassane Ouattara)- pour nationalité douteuse et faux et usage de faux sur la filiation. Gbagbo l'emporte face à Guéï, qui refuse sa défaite ; une révolte populaire en faveur de Gbagbo (qui affirme avoir gagné avec 59,4 % des suffrages) éclate dans la principale ville du pays, Abidjan. Guéï est forcé de partir, et Gbagbo devient président le 26 octobre. Le général Guéï reconnaît la légitimité de Gbagbo le 13 novembre. Lors des élections législatives du 10 décembre, le FPI apporte à Gbagbo une majorité de 91 sièges, contre 70 au PDCI et 16 indépendants.[4]


Une présidence attaquée

Rébellion du nord
Le 19 septembre 2002, des soldats rebelles venus du Burkina Faso tentent de prendre le contrôle des villes d'Abidjan, Bouaké et Korhogo. Ils échouent dans leur tentative de prendre Abidjan, mais sont victorieux dans les deux autres villes, respectivement dans le centre et le nord du pays. La situation tourne rapidement à la guerre civile entre un sud tenu par le gouvernement et le nord tenu par les rebelles, qui s'opposent notamment à la politique « d'ivoirité » introduite par l'ex président Henri Konan Bédié.


Accords de Marcoussis
Après plusieurs mois de combats, un accord de paix est ratifié par les principaux partis politiques ivoiriens et la rébellion, en l'absence du président Gbagbo qui n'a pas été invité à la discussion, à Marcoussis le 26 janvier et la force de paix française (opération Licorne) se déploie pour patrouiller dans une zone de cessez-le-feu. D'après les termes de l'accord, Gbagbo doit rester en fonction (les rebelles ont précédemment exigé sa démission), un nouveau gouvernement de réconciliation doit être formé avec un premier ministre « neutre » suivi du désarmement des rebelles. Ce gouvernement inclut le FPI, l'opposition civile et des représentants des groupes rebelles. De plus, des lois doivent être votées afin de satisfaire aux exigences des rebelles.

En partant de France où il a participé à la réunion des chefs d'États à Kleber, il déclare :

« Je n'ai pas gagné la guerre, et c'est pour cela que je dois discuter, faire des compromis. Je m'en vais dire aux Ivoiriens : je n'ai pas gagné la guerre, il faut en tirer les conséquences. »

Revenu en Côte d'Ivoire, il tient compte du ressentiment du peuple et indique que l'accord Marcoussis est « un médicament amer qu'il faut essayer ». Des lenteurs apparaissent dans l'application de cet accord suite à des divergences d'interprétation et la situation s'enlise. Les différents protagonistes espèrent que les parrains internationaux feront droit à leurs positions. Mais entre-temps, l'armée ivoirienne, autrefois une armée d'opérette, en profite pour recruter des troupes nombreuses, acheter de l'armement lourd et se constituer une aviation.

L'ONU délègue à une force d'interposition (l'ONUCI: Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire) la responsabilité d'accompagner un apaisement de la situation.


Remises en cause de l'accord
L'accord est dénoncé par les partisans du président qui pensent que trop de concessions sont accordées aux rebelles et que les Français soutiennent les objectifs politiques des rebelles. En novembre 2004, huit lois d'apaisement sur les dix-sept prévues sont effectivement votées.

Dans la première semaine de novembre 2004, Laurent Gbagbo lance une offensive dans le secteur des villes rebelles de Bouaké et Korhogo. En réaction, la France demande le 5 novembre au Conseil de sécurité de l'ONU une extension du mandat de l'ONUCI, afin qu'elle puisse s'interposer militairement aux combats entre forces gouvernementales et rebelles. Les casques bleus s’opposent à l’avancée de l’armée ivoirienne. Le 6 novembre, les bombardements opérés par les FANCI (Forces armées nationales de Côte d'Ivoire) sur la zone de confiance, notamment à Man et Bouaké font 94 morts, dont 85 civils et 9 soldats français de l'opération Licorne. En riposte, celle-ci détruit deux avions de type Soukhoï et les hélicoptères MI-24 soit la totalité de la flotte aérienne ivoirienne. Les drones achetés à Israël sont saisis.

Le 20 novembre, Laurent Gbagbo affirme sur le forum Internet du Nouvel Observateur [6] que l'armée française a décapité des jeunes ivoiriens lors de la répression des manifestations du week-end du 6 novembre.


Bilans des manifestations
Depuis la fin novembre 2004, le parti de Laurent Gbagbo et la France s'opposent sur le bilan des manifestations des 6 au 9 novembre.

Ces manifestations ont commencé le 6 novembre, une heure trente après le bombardement de Bouaké, en s'accompagnant de pillages. Elles se sont d'abord tournées vers l'aéroport et l'hôtel Ivoire (samedi et dimanche), ainsi que devant la base française, avant de se dérouler lundi et mardi en direction du pont Charles-de-Gaulle, permettant d'aller du nord de la ville à l'aéroport et au 43e BIMa. Il semble que certains manifestants étaient armés (selon le gouvernement français et des journaux français).Ce qui archi faut.la france a tué sans conscience

Le gouvernement ivoirien avance un bilan de 57 civils tués et 2 226 blessés entre le 6 et le 10 novembre. Certains bilans faisant état de 67 morts incluent peut-être les gendarmes ivoiriens. L'armée française compte environ 80 blessés pour ces évènements-là (soit un bilan de 11 morts et 120 blessés depuis le début de son intervention en Côte d'Ivoire). Les bilans des différents hôpitaux ivoiriens d'Abidjan montrent que ces blessés l'ont été principalement par des tirs d'armes à feu.


Accord de Ouagadougou
Du 5 février au 3 mars 2007 ont lieu à Ouagadougou des rencontres de délégations des différentes parties. Un accord politique est signé le 4 mars par MM. Gbagbo, Soro et Compaoré, ce dernier en tant que facilitateur.

En conséquence de cet accord, Gbagbo nomme Soro premier ministre le 29 mars, lequel déclare, dans une adresse à la nation le 13 avril[7], savoir « gré au Président Laurent Gbagbo pour avoir pris l`initiative du dialogue direct », et « demande Pardon pour tous et au nom de tous ». « Nous devons à présent apprendre à pardonner » déclare-t-il également. Dans ce même esprit du pardon, Gbagbo signe le 12 avril une mesure d'amnistie.[8]


Relation avec l'ONU [modifier]
Laurent Gbagbo a écrit à Kofi Annan en décembre 2006 pour lui demander de rappeler le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Côte d'Ivoire, le suédois Pierre Schori, en poste depuis avril 2005, date à laquelle il avait pris la succession du béninois Albert Tévoédjrè.[9]


Relations avec les pays africains [modifier]
Mouammar Kadhafi affirme « il faut plusieurs Gbagbo »[10]
Alors que certains États voisins de la Côte d'Ivoire apprécient Laurent Gbagbo (Mauritanie, Guinée), le président du Burkina Faso Blaise Compaoré a déclaré que le problème de la Côte d'Ivoire était lié à la présence de Laurent Gbagbo à la tête de l'État. Depuis, sur proposition du président Gbagbo, Compaoré a supervisé le dialogue direct entre Gbagbo et les ex-rebelles des Forces nouvelles, et le Conseil de sécurité de l'ONU a encouragé Compaoré à contribuer à la conclusion rapide d'un accord. [11]
Laurent Gbagbo est socialiste, et son parti le FPI est rattaché à l'Internationale socialiste. Avec la crise de novembre 2004, le parti socialiste français décide de rompre publiquement avec lui.
Dans une déclaration du 14 novembre, l'ancien président français Jacques Chirac déclare : « Laurent Gbagbo est un chef populiste charismatique, manipulateur et nationaliste qui ressemble par certains côtés aux fascistes ».

Livres
1971 : Soundjata, lion du Manding
1978 : Réflexions sur la conférence de Brazzaville
1982 : Côte d'ivoire : Economie et société à la veille de l'indépendance (1940-1960)
1983 : Côte d'Ivoire : Pour une alternative démocratique
1987 : Propositions pour gouverner la Côte d’Ivoire
1989 : Côte d'Ivoire : Histoire d'un retour
1991 : Agir pour les libertés
1995 : Le temps de l'espoir
2002 : Sur les traces des Bétés

DSK PREND LES REINES DU FMI

Posté le 01.11.2007 par luciomontemayor
Le Français Dominique Strauss-Kahn prend ses fonctions jeudi à la tête du Fonds monétaire international (FMI) avec deux missions: moderniser l'institution sexagénaire et assainir ses finances.

L'assemblée générale du FMI, qui s'est tenue du 20 au 22 octobre dernier, à Washington, a rappelé indirectement ces deux priorités à l'ancien ministre socialiste des Finances, qui succède au conservateur espagnol Rodrigo Rato.

"En avril, une conclusion doit être trouvée" à la révision de la formule des quotes-parts, a affirmé le président de l'instance dirigeante du Fonds, le Comité monétaire et financier international (CMFI) Tommaso Padoa-Schioppa.

La répartition des quotes-parts, qui règle l'équilibre des forces entre les 185 membres du FMI, fait l'objet d'âpres négociations, les pays industrialisés refusant de céder davantage de pouvoir aux pays émergents.

L'autre point fort du communiqué final portait sur l'assainissement des finances du Fonds, qui devra également se faire avant avril et "non seulement porter sur l'augmentation des recettes mais aussi sur la réduction des dépenses".

Quelques jours auparavant, les ministres des Finances des sept pays les plus industrialisés (G7) avaient en effet rappelé que pendant que la réforme piétine, le compteur tourne.

"Le FMI doit commencer à passer sérieusement en revue ses activités et consolider ses dépenses", avaient-ils affirmé dans le communiqué publié à l'issue de leur réunion, à Washington. Plus explicite encore, le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson, avait jugé que "la situation financière du FMI est devenue intenable". "Un plan visant à réformer rapidement le personnel et les dépenses du Fonds doit être une des toutes premières priorités du nouveau directeur général", avait-il jugé.


Le siège du FMI à Washington
©AFP/Archives - Tim SloanLe FMI a perdu environ 110 millions de dollars au cours de l'exercice fiscal clos fin avril, faute de nouveaux débiteurs, et devrait perdre le double en 2008, a rappelé fin octobre l'agence de notation Standard and Poor's. Les dépenses de fonctionnement du FMI, qui compte 2.691 employés, sont proches d'un milliard de dollars par an.

Juste après sa nomination, fin septembre, M. Strauss-Kahn, 58 ans, avait également jugé indispensable de "limiter les dépenses" du Fonds et affirmé que la réduction de la taille de l'institution était "vraiment en débat".

Lors d'une conférence de presse consécutive à sa désignation, M. Strauss-Kahn avait également dit que la réforme des quotes-parts devait être menée "le plus rapidement possible". Selon M. Strauss-Kahn, l'Europe et la Russie en particulier devront abandonner un peu de leurs quotes-parts au profit d'autres pays. Il soutient aussi un système de double majorité de quotes-parts et de pays, ainsi qu'une diversification géographique du personnel du Fonds.

Enfin, il estime que "l'accord tacite entre les Américains, qui se réservent la direction de la Banque mondiale, et les Européens, qui placent un des leurs à la tête du FMI, n'a plus de raison d'être".

LE DIVORCE

Posté le 20.10.2007 par luciomontemayor
[SIZE=7]Dans un entretien à L'Est républicain vendredi, Cécilia Sarkozy affirme avoir "tout essayé" avec son ex-mari pour relancer leur couple mais que ce n'était "plus possible".

Elle confesse aussi avoir "rencontré quelqu'un" en 2005, être "tombée amoureuse", puis être "partie" du foyer conjugal avant d'être "rentrée à la maison il y a un an" pour "essayer de reconstruire quelque chose", mais sans y parvenir.

Le président français Nicolas Sarkozy a refusé vendredi de commenter son divorce avec son épouse Cécilia, annoncé officiellement jeudi, affirmant vouloir se concentrer sur la recherche de solutions aux "problèmes" des Français.

"Mon état d'esprit est très simple. J'ai été élu par les Français pour apporter des solutions à leurs problèmes, par pour commenter ma vie privée", a-t-il affirmé en réponse à une question lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet européen de Lisbonne.

"J'aurais tellement aimé qu'un grand journal comme Le Monde puisse se passionner pour l'Europe plutôt que pour ma vie privée, mais après tout c'est sûrement de ça qu'on doit être flatté.. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise?" a répondu le chef de l'Etat au journaliste du Monde qui l'interrogeait.

"Les Français m'ont élu pour une chose, travailler, travailler et encore travailler. Les Français ne me demandent aucun commentaire, ça les intéresse sûrement moins que vous, ils ont raison", a poursuivi M. Sarkozy.

"Et peut-être également qu'ils ont plus de pudeur et plus de discrétion, et un poil d'élégance en plus", a-t-il conclu.

C'est par un communiqué lapidaire de 15 mots que le couple présidentiel a officialisé jeudi ce qui faisait presque régulièrement la Une des médias. "Cécilia et Nicolas Sarkozy annoncent leur séparation par consentement mutuel. Ils ne feront aucun commentaire", annonçait à 13H20 un communiqué de l'Elysée. Environ deux heures plus tard, le porte-parole de l'Elysée David Martinon annonçait que, selon un nouveau communiqué, le couple présidentiel avait "divorcé par consentement mutuel".

Leur avocat commun, Me Michèle Cahen, explique dans un entretien au Parisien publié vendredi que "le divorce de Cécilia et Nicolas Sarkozy a été prononcé lundi 15 octobre devant la présidente des juges aux affaires familiales de Nanterre, Mme Choubrac". "Ils se sont tous les deux présentés au tribunal, en ma présence, et ont réitéré devant la magistrate leur volonté de se séparer. Le divorce est donc acté", précise-t-elle.

Cette annonce par étapes du divorce du couple présidentiel est survenue alors que le président vivait sa première épreuve de force sur le terrain social, avec une grève nationale sur les régimes spéciaux de retraite.

Le Parti socialiste de son côté s'est demandé si le fait que l'Elysée ait "choisi ce jeudi, jour de forte mobilisation sociale", pour annoncer la nouvelle, était bien une "simple coïncidence".

Isabelle Balkany, proche du couple, a donné sa version de la valse hésitation jeudi pour l'annonce officielle de leur divorce. "Ma lecture, et elle est tout à fait personnelle, c'est qu'effectivement le président considère que rien n'est inéluctable hormis la mort. Donc il a toujours eu un espoir jusqu'au moment du communiqué et je dirais qu'il a souhaité le communiqué le plus +soft+ possible", a déclaré Mme Balkany sur RTL.

"Elle (Cécilia Sarkozy) a souhaité vraiment annoncer la rupture, elle a souhaité quelque chose de plus net, oui", a ajouté Mme Balkany, proche du couple Sarkozy depuis 20 ans.

Premier divorcé élu à l'Elysée, Nicolas Sarkozy, 52 ans, est donc également le premier chef d'Etat français à divorcer pendant son mandat. Mariés depuis 1996, le couple a un fils, Louis, agé de 10 ans, qui résidera "de façon habituelle" chez sa mère et "gardera des contacts très étroits avec son père", a précisé Me Cahen, interrogée sur RTL.

Le couple offrait l'image d'une famille recomposée, avec leurs enfants Judith et Jeanne-Marie, nées d'une première union de Cécilia avec l'animateur Jacques Martin, et Pierre et Jean, issus du premier mariage de Nicolas Sarkozy. Le président et son épouse, 49 ans, s'étaient déjà séparés en 2005, avant de se retrouver un an plus tard.

Après avoir été très présente à ses côtés dans la vie politique - elle fut notamment sa chef de cabinet à l'UMP - Cécilia Sarkozy s'était mise en retrait, n'apparaissant quasiment pas en public pendant la campagne présidentielle. Mais on lui prêtait une influence importante dans l'ombre.

Le président, qui n'a jamais fait mystère de l'importance de son épouse à ses yeux et qui multipliait publiquement hommages et attentions, avait affirmé pendant la campagne et depuis son élection que son épouse "aurait un rôle", encore à définir, auprès de lui à la présidence. Le couple ne s'était toutefois pas installé à l'Elysée et Mme Sarkozy n'avait fait que très peu d'apparitions officielles.

Elle était en revanche intervenue de façon aussi spectaculaire qu'inattendue dans le dossier des infirmières bulgares détenues en Libye, faisant deux fois le voyage de Tripoli comme "émissaire personnel" de son époux et raccompagnant les infirmières à Sofia dans un avion officiel français.

Ses absences répétées alimentaient les rumeurs. Cet été, en vacances aux Etats-Unis, elle avait renoncé au dernier moment à un déjeuner chez le président George Bush, officiellement pour cause "d'angine blanche", avant d'être photographiée le lendemain faisant du shopping.

Mais Cécilia n'était plus apparue en public depuis le 2 0 septembre, jour des obsèques de Jacques Martin. Un proche de Nicolas Sarkozy, le député Patrick Balkany, a expliqué après ces annonces que Cécilia "ne souhaitait plus participer à la vie du président, à la vie publique". "C'était quelque chose d'inéluctable", a-t-il ajouté. Du côté de l'opinion publique, 79% des Français considèrent ce divorce comme un événement "peu ou pas du tout important" pour la vie politique, 18% étant d'un avis contraire, selon un sondage de l'Institut CSA pour Le Parisien.
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GBAGBO PARLE AU MONDE ENTIER

Posté le 27.09.2007 par luciomontemayor
Message très attendu que celui délivré hier après-midi en une quinzaine de minutes par le Président ivoirien face à la communauté internationale.

Mesdames et Messieurs les Chefs d'Etat et de Gouvernement,
Monsieur le Secrétaire Général,
Monsieur le Président de l'Assemblée Générale,
Excellences, Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi, tout d'abord, de saluer notre Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, pour la qualité du travail abattu en si peu de temps, à la tête de l'Organisation des Nations unies. Je voudrais sincèrement le féliciter et l'encourager pour sa bonne lecture des problèmes actuels du monde.
C'est la première fois que je prends part à l'Assemblée générale des Nations unies, depuis sept ans que je suis à la tête de la Côte d'Ivoire. Comme vous le savez, je me suis pleinement consacré au règlement de la crise qui secoue mon pays et qui a tant mobilisé la communauté internationale ces cinq dernières années. Ma présence, aujourd'hui à New York, à cette tribune, est la meilleure illustration du climat d'apaisement qui règne aujourd'hui en Côte d'Ivoire, après la signature de l'Accord politique de Ouagadougou issu du dialogue direct entre l'État et l'ex-rébellion.
Cet Accord a été entériné par le Conseil de sécurité des Nations unies qui a adopté, à l'unanimité de ses membres, la Résolution 1765.
Je voudrais saluer et remercier, au nom du peuple de Côte d'Ivoire, tous ceux qui ont aidé à cette évolution positive :
- Les pays membres du Conseil de sécurité des Nations unies ;
- Les pays membres du Conseil de paix et sécurité de l'Union africaine;
- Tous les pays de l'Union africaine;
- Les pays membres de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO)
Je remercie particulièrement les chefs d'Etat dont l'implication personnelle a été décisive dans le règlement de la crise ivoirienne.
- Le président Thabo Mbeki, médiateur dans la crise ivoirienne, désigné par l'Union africaine ;
- Le président Blaise Compaoré, facilitateur du dialogue direct inter-ivoirien, en sa qualité de président en exercice de la CEDEAO.
Nous avons constaté que malgré les efforts déployés durant quatre années par la communauté internationale, le processus de paix était bloqué et le pays se trouvait dans l'impasse. C'est pourquoi, le 19 décembre 2006, j'ai proposé à mes compatriotes un plan de sortie de crise articulé autour de cinq points :
- L'instauration d'un dialogue direct avec la rébellion en vue du désarmement et de la réunification du pays ;
- La suppression de la zone de confiance ;
- La création d'un service civique national ;
- L'amnistie générale ;
- La mise en place d'un programme d'aide au retour des déplacés de guerre.
Ce plan était fondé sur l'expérience des solutions envisagées jusque là et partait d'une approche différente, en vue d'obtenir l'appropriation complète du processus de paix par les Ivoiriens eux-mêmes.
J'ai donc engagé le dialogue direct avec la rébellion. Nos discussions, placées sous la facilitation du président Blaise Compaoré, se sont déroulées au Burkina Faso, le pays voisin ; le pays d'Afrique de l'Ouest qui a les liens les plus forts du point de vue de l'histoire et de la sociologie avec la Côte d'Ivoire. Elles ont abouti à la signature, le 04 mars 2007, de l'Accord politique de Ouagadougou.
Conformément à cet Accord, un nouveau gouvernement a été formé. Il est dirigé par le chef de l'ex-rébellion, M. Guillaume Soro.
Avec ce gouvernement, nous avons enregistré d'importants progrès en peu de temps :
- Un Centre de commandement intégré (CCI), regroupant des militaires des Forces armées nationales et ceux de l'ex-rébellion, a été créé le 16 mars 2007. Il a pour mission de mettre en place une force mixte chargée d'assurer la sécurité et la libre circulation des personnes et des biens sur tout le territoire national ;
- Une ordonnance d'amnistie générale a été prise le 11 avril 2007 ;
- Le désarmement a effectivement commencé avec le Bûcher de la paix organisé le 30 juillet 2007 à Bouaké ;
- Le redéploiement de l'administration et la réinstallation des magistrats sur l'ensemble du territoire sont effectifs ;
- Un plan de retour des déplacés de guerre est mis en place ;
- Les audiences foraines, en vue de l'identification des populations et de la mise à jour des listes électorales ont démarré hier mardi 25 septembre 2007.
Ainsi donc, nous faisons de grands pas sur la voie de la paix depuis l'Accord de Ouagadougou.
La leçon que je tire de cette expérience du " Dialogue direct " entre les autorités étatiques et la rébellion, m'amène à inviter la Communauté internationale à privilégier les solutions de terrain dans le règlement des conflits ; l'ONU, à New York, devant s'organiser pour veiller à l'application des solutions retenues par les parties en conflit.

Excellences, Mesdames
et Messieurs,
La Côte d'Ivoire va sortir de la crise, la Côte d'Ivoire sort de la crise. Elle a besoin, aujourd'hui plus que jamais, du soutien de la communauté internationale pour construire la paix et la stabilité à l'intérieur de ses frontières et dans la sous région ouest-africaine.
Dans ce contexte, compte tenu du climat d'apaisement qui règne dans le pays, je souhaite que les Nations unies revoient à la baisse l'indice de sécurité ; la phase 3 ne correspondant plus à la réalité.

Dans le même esprit, avec la mise en œuvre de l'Accord de Ouagadougou, la Côte d'Ivoire est aujourd'hui réunifiée et il appartient donc à l'Etat d'assurer l'ordre et la sécurité publique sur toute l'étendue du territoire national. L'Accord prévoit explicitement que dans le cadre du redéploiement de l'Administration, les forces de l'ordre accompagnent le processus en sécurisant les personnels administratifs ainsi que les populations d'accueil.
Je voudrais donc plaider ici solennellement la levée partielle de l'embargo sur les armes afin de permettre à l'Etat ivoirien de remplir sa mission de protection des personnes et des biens.
Par ailleurs, et toujours dans le contexte actuel de réconciliation nationale, les Ivoiriens demeurent préoccupés par le maintien des sanctions individuelles infligées à certains de nos compatriotes.
Depuis l'Accord politique de Ouagadougou, ces jeunes gens s'impliquent corps et âme dans la recherche de la paix. C'est pourquoi, je demande formellement à l'ONU, et cela dans l'esprit et la lettre de l'Accord politique de Ouagadougou, entériné par la Résolution 1765, la levée des sanctions infligées à Blé Goudé Charles, Djué Eugène et Fofié Kouakou.

Excellences, Mesdames
et Messieurs,
La Côte d'Ivoire est certainement un pays solide et notre gestion des finances publiques a permis de faire fonctionner l'Etat ivoirien et d'assurer le minimum de bien-être aux populations ; mais la persistance de la crise a fini par réduire les ressources financières de l'État et par mettre à mal son équilibre financier.
Je demande de l'aide aujourd'hui pour me permettre de financer les actions liées directement au règlement de la crise :
- Le service civique ;
- Les audiences foraines ;
- Les élections générales ;
- Le retour des déplacés de guerre ;
- Et, de façon générale, la consolidation de la paix.
Mais, au-delà de ces actions à court et à moyen terme, la Côte d'Ivoire a besoin de l'aide internationale pour renforcer les bases d'une reprise économique plus vigoureuse sur le long terme. Nous avons à réhabiliter et à renforcer nos infrastructures communautaires. Nos écoles, nos centres de santé ont subi les dégâts de la guerre. Nous devons réhabiliter et renforcer nos infrastructures économiques : les routes, les voies ferrées, les installations électriques et d'adduction d'eau durement éprouvées par la crise.

Excellences Mesdames
et Messieurs,
Tous les observateurs et tous les acteurs de la crise ivoirienne s'accordent à dire que les élections constituent la finalité du processus de sortie de crise en Côte d'Ivoire.
La tenue d'élections transparentes, libres et ouvertes à tous est non seulement une exigence de ma culture politique, mais aussi et surtout une nécessité démocratique :
- Les élections sont un moyen de bonne gouvernance. J'ambitionne de faire de mon pays, la Côte d'Ivoire, un Etat moderne, c'est à dire un Etat dans lequel le peuple désigne ses dirigeants au moyen d'élections justes et transparentes. Des élections démocratiques constituent donc, pour nous, une nécessité pour la modernisation de la vie politique de notre pays ;
- Les élections constituent aussi une nécessité pour la relance de notre économie. Nous devons absolument organiser les élections prochaines en Côte d'Ivoire et les réussir pour redonner confiance aux opérateurs économiques du pays et d'ailleurs ;
- Les élections constituent encore une exigence pour la stabilité de notre pays et de la sous-région. Il convient d'organiser rapidement des élections pour conférer la légitimité politique permettant à ceux qui exerceront le pouvoir d'Etat de stabiliser le corps social en Côte d'Ivoire et de garantir la relance économique en Afrique de l'Ouest;
- Les élections constituent enfin un impératif constitutionnel. Selon notre Constitution, lorsque des circonstances exceptionnelles rendent impossible l'organisation des élections, comme c'était le cas avant la réunification du pays, toutes les institutions de la République ne fonctionnent plus qu'en vue des élections. C'est pourquoi il nous faut rapidement organiser les élections pour sortir d'une situation certes constitutionnelle mais exceptionnelle.
Pour toutes ces raisons, j'invite cette tribune des Nations unies, tous nos amis à travers le monde, mais aussi et surtout, les hommes et les femmes politiques de mon pays, les Ivoiriens et toutes les populations vivant en Côte d'Ivoire à s'engager dans le processus de paix.
Je les invite à s'investir entièrement dans le processus électoral en cours, à contribuer, chacun à son niveau, à la réconciliation nationale et à la consolidation de la paix.

Que Dieu nous bénisse.

Je vous remercie.

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